Nos débats restent très franco-français. Nous peinons à imaginer l’impact que peut avoir le simple fait de tomber malade et de rester alité·e dans un pays sans couverture médicale ni protection sociale. Nous ignorons les épisodes les plus graves de la pandémie, la vulnérabilité particulière des peuples autochtones d’Amazonie, les cadavres laissés à la rue en Bolivie ou en Équateur, les mort·es enterré·es en catimini dans des fosses communes au Pérou, le chaos en Inde. Le monde s’arrête à notre porte…
Source : Écologie politique
Depuis une poignée d’années, en dépit d’innombrables difficultés, d’ostracismes sociaux, d’arrestations et même de meurtres, une véritable scène queer animée par des homosexuels, des lesbiennes comme des transgenres est en train de faire sa percée au Maghreb et dans les pays du Levant. Par la réappropriation d’une mémoire littéraire, picturale et musicale, par le travail militant et l’action culturelle, ces nouveaux venus veulent affirmer librement leur identité de genre dans les sociétés arabes contemporaines.
D’hier à aujourd’hui, les cartes sur papier ont traversé le temps au Québec. Dans ce premier de deux textes, Le Devoir replonge dans celles des siècles derniers qui présentaient des anomalies, volontaires ou non.
Dans le contexte d’une triple crise — politique, sociale et sanitaire —, la Tunisie vient de subitement tourner une nouvelle page de son histoire. Après la décennie d’une transition démocratique restée en panne sur la question sociale, le président Kaïs Saïed a pris l’initiative d’un « coup de force » politique en suspendant le Parlement et en congédiant son chef de gouvernement. Acclamée par de nombreux Tunisiens, en particulier les contempteurs du parti islamiste Ennahda, cette initiative pose la question des intentions réelles du président, notamment pour ce qui est du respect des libertés.