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Travail | Pauvreté | Emploi
 
 
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lundi 3 novembre
Source : Collectif RTO

Au Japon, le principe d’un revenu minimum indépendant de toute cotisation sociale existe depuis les années 50. Il est ouvert en théorie plus largement qu’en France, puisque les étrangers y ont droit dès lors qu’ils ont un an de résidence légale sur le territoire, et les jeunes aussi.

Mais là bas , c’est dès le milieu des années 80, que des campagnes de stigmatisation ont eu lieu : elles ont abouti, comme ici à des inégalités de traitement dans l’accès concret à ce revenu de subsistance. (...)

 
mercredi 22 octobre
Source : Actu > Chômage
Un chômeur francilien de longue durée nous signale les incroyables pratiques d’une conseillère de son agence locale, personne excessivement zélée qui, pour la deuxième fois consécutive, a répondu et postulé à sa place à une annonce sans l’en informer ni lui demander son accord ! Sauf que, cette fois-ci, il est menacé d’une radiation de 15 jours...
 
vendredi 3 octobre
Source : Les dessous de l’Allemagne

Une douzaine de scientifiques sans emploi ont été obligés par la “Bundesagentur für Arbeit” (agence allemande pour l’emploi) à travailler pour l’université de Hambourg. Il s’agit du fameux “travail à un euro introduit” par la réforme Hartz IV. Si on a cru que ces mesures de coercition ne sont appliquées que sur des chômeurs peu qualifiés, on doit rectifier ses croyances. Pourquoi faire venir des gens diplômés de pays lointains pour un salaire “compétitif” si on dispose de scientifiques chez soi qui, de plus, font un travail hautement qualifié pour un euro de l’heure, et ceci sans que l’employeur ait à payer ni cotisations sociales ni salaires ?

Thomas Meese fut l’un des “heureux” scientifiques exploités, mais, quel ingrat, il remercie son ex-employeur en l’attaquant aux Prud’hommes. Il accuse l’université d’avoir profité de sa situation de précarité, l’attaque pour travaux forcés et demande un dédommagement à hauteur d’un salaire décent, c’est-à-dire un salaire qu’un assistant scientifique d’université gagne normalement. Une affaire d’une importance politique majeure.

 
mercredi 24 septembre
Source : L’Humanité
La logique du revenu de solidarité active (RSA) reste résolument arrimée à la théorie libérale du marché du travail : le chômage serait volontaire et les minimaux sociaux « désinciteraient » à la reprise d’emploi. Cet a priori se double de l’obsession, pourtant démentie dans les statistiques internationales, d’un coût du travail prohibitif en France pour les emplois dits peu qualifiés. (...)
 
mercredi 10 septembre
Source : Collectif RTO

Si le ridicule ne tue pas, il peut malheureusement conduire au pire dans le cadre actuel de la législation : depuis les récentes réformes et notamment l’application du décret sur le « train de vie » [2], la suspension des prestations est désormais autorisée dès lors qu’il y a « suspicion de fraude ». La privation de revenu n’est plus soumise au rendu préalable du rapport de contrôle et à l’exercice des recours légaux de l’allocataire. Celui est donc d’office présumé coupable et puni préventivement, sur la base de l’appréciation forcément subjective du seul contrôleur.

Désormais ceux-ci sont donc incités à se fonder sur la détection d’ « intentions sous jacentes », sur l’ « l’expression de l’inconscient » de l’allocataire, étant entendu que celui-ci est « menteur par nature ». On imagine l’avalanche de radiations préventives, à priori un outil peu sophistiqué mais efficace, pour arriver enfin à ce que l’allocataire, hagard et aux abois finisse par avouer les « intérêts cachés », et l’ « intentionnalité frauduleuse » dont il s’est rendu coupable à l’insu de son plein gré.

 
jeudi 4 septembre
Source : Politique.net
Pour financer le Revenu de Solidarité Active, Nicolas Sarkozy a décidé de taxer les revenus du capital (patrimoine, assurances vie) à hauteur de 1,1%. Les libéraux de l’UMP ont protesté contre cette nouvelle taxe. La gauche a dû reconnaître que ce mode de financement était le plus approprié et correspondait bien à l’esprit du RSA : les plus riches financent une aide pour les plus pauvres. Mais dans les faits, ce n’est pas le cas. Non seulement les plus riches vont en être exemptés, mais l’Etat pourrait bien renflouer ses caisses en récupérant près d’un milliard d’euros sur cette taxe grâce à un décalage du calendrier : la taxe s’applique dès le 1er janvier 2009 alors que le RSA n’entre en vigueur qu’en juillet 2009. (...)
Source : Collectif RTO
Le fait d’être en ASS donc de longue durée, joue probablement. Pour eux, c’est anormal qu’un ancien agent administratif ne trouve pas de travail en 1 an et demi. Non, je devais forcément glander sans me donner la peine de chercher. Le genre « parasite », quoi !
Sentant cette épée de Damoclès peser sur ma fragile carcasse, j’ai préféré prendre les devants et faire appel à mes camarades du collectif RTO /RSA/ AC ! pour m’accompagner à ce rendez-vous. Cela m’éviterait les questions indiscrètes et vicieuses qu’on (...)
Source : Collectif RTO

On aime les pauvres au gouvernement, oui, mais de loin.

Martin Hirsch se sera donc entretenu uniquement avec la direction de la CAF qui applique une forme de RSA depuis quelques mois : les salariés qui avaient pourtant beaucoup de choses à dire sur l’expérimentation en cours, qui se traduit par des retards énormes dans le traitement des dossiers, ont été reçus par une obscure conseillère.

Quand aux allocataires, bizarrement, il n’y en a aucune trace dans les articles de journaux.

Lorsque nous nous présentons quelques jours plus tard à la Caisse d’Allocations Familiales, les caméras sont parties, Martin Hirsch aussi, et la lutte anti-pauvres a repris ses droits.

 
dimanche 31 août
Source : Gilles Raveaud
Il y a quand même deux ou trois trucs qui clochent. Le premier, c’est la philosophie sous-jacente du bidule, cette idée détestable qu’il faut “inciter” les gens à “travailler plus”. Oh là là c’est sûr, gagner 500 ou même 1000 euros par mois, c’est tellement bien, je vais m’en contenter, il faut vraiment que quelqu’un me pousse aux fesses pour que je daigne travailler plus ! Le deuxième, qui y est lié, c’est que, dans la pratique, ce n’est pas parce qu’ils vont perdre leur RMI que de nombreuses personnes ne travaillent pas. (...)
Source : Mediapart
Si l’on peut espérer que, pour certains, ce statut ne sera qu’un pis-aller temporaire avant d’accéder à un emploi stable non assisté, on peut déjà craindre que le RSA participe à un mode généralisé de mise au travail des plus pauvres dans les segments les plus dégradés du marché de l’emploi. Autrement dit, ce qu’il faut redouter, c’est l’institutionnalisation par les pouvoirs publics d’un sous-salariat déguisé. (...)
 
vendredi 29 août
Source : Horizons

On pourrait pourtant considérer aisément qu’une entreprise lorsqu’elle embauche quelqu’un, a le devoir de lui accorder un salaire qui lui permet de vivre décemment. C’est précisément l’objet du SMIC. Le RSA, en renonçant à ce principe fondamental change le rapport entre l’entreprise et son salarié. Elle n’est plus un "employeur" mais seulement une "utilisatrice de main d’œuvre".

En reportant intégralement sur l’Etat la responsabilité de veiller à ce chacun puisse vivre par son travail, le RSA porte donc en germe, la suppression du SMIC.

 
jeudi 28 août
Source : Alternatives Economiques
Il s’agit incontestablement d’une avancée importante. Mais elle demeure partielle : à la fois parce que les jeunes de moins de 25 ans en sont exclus et parce que le revenu social attribué à la majorité des travailleurs pauvres demeure trop faible pour pouvoir les sortir de la pauvreté monétaire. Surtout, elle s’accompagne d’un risque majeur, que le projet de loi ne prévient guère, renvoyant aux partenaires sociaux le soin de le régler : le risque de voir se multiplier les « petits boulots », désormais subventionnés par cette aide sociale, et le risque de voir les pressions s’accentuer sur les demandeurs d’emploi pour qu’ils acceptent ces « emplois indignes », qui ne leur assurent ni reconnaissance professionnelle, ni avenir solide. C’est désormais sur ce terrain que devra se juger le RSA. Ce dernier a amélioré la couverture sociale, mais s’il aboutit à dégrader le marché du travail et la qualité des emplois proposés, il creusera d’une main les trous qu’il s’efforcera de boucher de l’autre. (...)
 
jeudi 21 août
Source : Collectif RTO

Depuis des années, Jean Marc anime un site internet ou chacun peut trouver des conseils pour faire valoir ses droits, mais aussi des textes sur le mouvement ouvrier, des interwiews de travailleurs sociaux, de l’information sur l’actualité sociale. Son collectif est un lieu de rencontres pour les précaires, de permanences juridiques et pratiques, physiques et téléphoniques.

Tout ça avec 400 euros par mois, quand n’importe quelle association d’insertion chiffre à plusieurs dizaines de milliers d’euros , salaires et loyer non compris, la somme nécessaire à n’importe quel projet d’accueil des "publics défavorisés ", qu’il s’agisse de "stages de remotivation" ou de la publication d’une énième brochure se contentant de reprendre le site internet de la CAF ou du Conseil Général.

Si Jean Marc avait monté une association de ce type et s’était contenté d’accompagner la politique du Président de Conseil Général de Dordogne ( de gauche ), Jean Marc ne serait sûrement pas suspendu de RMI depuis le début du mois d’aout.

 
lundi 11 août
Source : Collectif RTO
Après le refus d’un responsable de la CAF d’Argenteuil de recevoir accompagnée une allocataire sommée de rembourser deux ans d’allocation, le réseau solidaire d’allocataires revient avec son arme la plus redoutable : la distribution de café.
Et café des coupables rime avec arrivée des responsables ! Navigation rapide * Le café et les textes se distribuent, les conversations s’engagent., p1
Au départ, nous étions juste venus pour distribuer le journal du réseau solidaire d’allocataires Le Beurre et l’Argent du (...)
 
jeudi 17 juillet
Source : In These Times

The report alleges that Toyota exploits guest workers, mostly shipped in from China and Vietnam. According to the NLC, these workers are “stripped of their passports and often forced to work - including at subcontract plants supplying Toyota - 16 hours a day, seven days a week, while being paid less than half the legal minimum wage.” Workers are forced to live in company dormitories and deported for complaining about poor treatment, the report finds.

Low-wage temporary workers make up one-third of Toyota’s Prius assembly-line workers, mostly in the auto-parts supply chain. They are signed to contracts for periods as short as four months, and are paid only 60 percent of a full-time employee’s wage. (...)

 
lundi 30 juin
Source : De la sexualité des araignées

En dessous de sa boule sombre de cheveux, elle confesse : "Je suis sous antidépresseurs depuis deux semaines et demi. Je vais mieux, remarquez. Au début, j’ai carrément été d’humeur suicidaire. Je réponds :

Attendez, Pamina, reprenez depuis le début. Vous avez reçu un recommandé au moins ?" Mais la secrétaire n’arrive pas à me parler de ce qui s’est passé car c’est (...)

 
samedi 21 juin
Source : Mouvements
J’ai travaillé en intérim, en CDD puis en CDI, mais toujours pour un SMIC. J’ai d’abord pensé à demander l’autorisation aux entreprises de venir enquêter en leur sein, mais je craignais qu’on ne me montre que ce qu’on voulait bien me montrer. Une série d’entretiens ? Il est souvent difficile de parler de son travail. J’ai donc opté pour l’immersion, en sachant bien sûr qu’il était hors de question de « se mettre dans la peau » de salariés précaires, mais juste de voir sous un autre angle leurs situations.
 (...)
 
mardi 3 juin
Source : La vie des idées
Pour Guillaume Le Blanc, la précarité, loin d’être la condition naturelle de l’homme, est socialement produite. La pauvreté, la marginalisation ou le mépris social empêchent l’individu de constituer son autonomie dans un jeu nécessaire avec les normes. (...)
 
samedi 26 avril
Source : The Nation via Des bassines et du zèle
Le 15 avril dernier, au cours d’une audience de la commission sénatoriale sur les conditions de travail des ramasseurs de tomates, le Sénateur Bernie Sanders demande au policier Charlie Frost, qui enquête dans le cadre des brigades régionales spécialisées dans les trafics d’êtres humains du comté de Collier : "Pensez-vous qu’au moment même où nous parlons il y a du trafic d’êtres humains dans le secteur agricole de Floride ?". "C’est fort probable. Au moment même où nous siégeons ici", répond Frost. "Monsieur l’Inspecteur, diriez-vous que dans ces cas d’esclavage il y a des gens haut placés dans la chaîne de production qui sont complices et qui tirent profit de cette situation ?" (...)
 
jeudi 24 avril
Source : Relevé sur le Net...
F a u t - i l flexibiliser l’emploi pour réduire le chômage ? Cette q u e s t i o n est, a u j o u rd ’ h u i encore, a u coeur des projets de réforme du marché du travail. Et les propositions qui visent à instaurer de nouveaux contrats de travail y répondent par l’affirmative, arguant que faciliter les licenciements permettrait aux employeurs de davantage embaucher. C e t argument a le mérite de la simplicité. I l manque pourtant de validation scientifique. Qu’ils soient empiriques ou théoriques, les travaux (...)
 
mardi 22 avril
Source : Collectif RTO
Quel meilleur moment pour diffuser le premier numéro du Beurre et l’Argent du Beurre que le vendredi jour où, sur Paris, les contrôleurs sont présents à la CAF et effectuent des contrôles sur rendez-vous. C’est encore mieux quand un précaire du réseau doit lui-même se faire contrôler se jour là !
Nous nous retrouvons une quinzaine devant la CAF Jaurès.
Avec du café, le journal, des tracts. Le tout gratuit , sans dossier ni conditions de ressources, à partager, entre allocataires en attendant l’heure de l’interrogatoire. (...)
 
dimanche 13 avril
Source : Attac France
4 des 5 centrales syndicales « dites représentatives » ont signé l’accord sur la « modernisation du marché du travail » du 11 janvier 2008, que le gouvernement s’apprête à transcrire en projet de loi. Il s’agit d’un accord sans précédent, par l’ampleur des deux mesures de précarisation que le patronat a su faire endosser aux syndicats : le contrat de mission (dit « à objet défini »), c’est-à-dire un CDD de 18 mois à 3 ans, réservé (pour l’instant) aux ingénieurs et cadres ; et la « rupture conventionnelle », une sorte de « licenciement amiable » qui ne nécessite pas de justification et ne serait pas susceptible de recours devant les prud’hommes. La menace du vote d’une « loi-Medef » en cas d’échec de la négociation explique évidemment ce succès patronal. Mais les syndicats, le pistolet sur la tempe, n’ont pas cherché à informer ou mobiliser les salariés. L’épisode du CPE avait pourtant montré une capacité considérable de résistance sociale à la précarisation, pour peu que les organisations des salariés et de la jeunesse prennent leurs responsabilités. (...)
 
dimanche 30 mars
Source : Ouest-France
Journaliste, Elsa Fayner s’est mise dans la peau d’une travailleuse peu diplômée, et a vécu de l’intérieur les emplois pénibles, mal payés, les contrats courts. Elle décrit un milieu dur où les salariés sont aussi de plus en plus isolés. (...)
 
mardi 11 mars
Source : L’intello du dessous
Chaque refus d’enlever le masque blanc ou de donner son nom de famille se confrontait à une incompréhension totale : "comment, vous ne voulez pas de votre quart d’heure de gloire ? Vous ne voulez pas profiter de votre situation pour vous faire connaitre personnellement ?". Incompréhension et certain mépris pour ces pauvres idéalistes qui passaient peut-être à côté de l’occasion d’être remarqués. Or sortir les porte-paroles de la situation difficile qu’ils dénoncent n’est qu’un autre moyen d’affaiblir la lutte collective. Donner un destin individuel au porte-parole d’une cause collective, c’est le couper de ses compagnons de lutte en lui donnant une situation à part.
 
dimanche 2 mars
Source : Jean Gadrey
L’économiste Philippe Askenazy a signé, dans Le Monde du 23 janvier, une tribune : « Smic : la France à contre-courant ». Il y montre avec d’excellents arguments qu’il faut faire progresser le Smic horaire et qu’il n’y aurait aucun inconvénient, et beaucoup d’avantages, à ce que le Smic mensuel à temps plein atteigne 1 500 euros en 2012. Fort bien. Mais les bas salaires, en France, tiennent moins à l’insuffisance (réelle) du Smic horaire qu’à l’extrême faiblesse du nombre d’heures de travail dans certains secteurs, dont l’un, en pleine expansion, bat tous les records. C’est celui des « services à la personne » (...)
 
dimanche 24 février
Source : L’En Dehors
En Haute-Saône, et dans les Vosges, sièges de quelques unes des usines Parisot, l’emploi est une problématique difficile, si bien que les populations sont souvent rattachées à ces entreprises. Comme il n’y a pas ou très peu de possibilité de travailler ailleurs, le groupe Parisot assoit son pouvoir économique en menant une politique de recrutement liée à la génétique. En effet, pour effectuer un stage chez Parisot ou obtenir un job d‘été, il faut que l’un de vos parents en soit salarié, car chez Parisot, on tient beaucoup au côté « entreprise familiale ». Toutes les discussions des habitants de la région, or contexte professionnel, abordent le travail à l’usine. Parisot en Haute-Saône, est une sorte de « Germinal » moderne ; on ne peut pas échapper à un destin que l’on ne maîtrise pas. (...)
 
lundi 11 février
Source : La vie des idées
Le développement croissant du travail associatif (salarié, bénévole et celui plus particulier des « volontaires associatifs » [6]) n’est au fond que le fruit du double processus de la « privatisation » du public et de la « publicisation » du privé : la « privatisation » du public, au sens que lui donnent les juristes en termes d’affaiblissement du droit administratif, s’observe depuis une vingtaine d’années en particulier dans la transformation du statut des agents de la fonction publique et dans les attentes des citoyens à l’égard de l’action publique. Depuis le début des années 1980, les institutions publiques sont en effet sommées de faire la preuve de l’efficacité des mesures qu’elles élaborent et ne peuvent plus fonder leur légitimité sur la seule invocation de valeurs universelles. (...)
 
vendredi 25 janvier
Source : Résistance Inventerre
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », disait Lavoisier. Suivant ce fameux principe, les ministres Xavier Bertrand et Valérie Pécresse font du neuf avec du vieux ! La logique du gouvernement s’est en effet inspirée des meilleurs aspects du Contrat d’insertion professionnelle (CIP), du Contrat première embauche (CPE) et des stages pour créer ce que nous appellerons le « stage nouveau » cuvée Sarkozy. Du CIP, le gouvernement garde l’idée d’un Smic jeune (passant de 80% à 29,6% du Smic), du (...)
 
mercredi 23 janvier
Source : Actu > Chômage
En 2006, plus de 1,6 million de salariés - dont une écrasante majorité de femmes - ont travaillé en direct (c’est-à-dire hors sociétés prestataires) pour des particuliers, cumulant dans la moitié des cas plusieurs emplois de même type pour un salaire global inférieur à... 1.666 € nets par an.
 
jeudi 17 janvier
Source : Débords

de mauvais esprits nous ont laissé perplexes, en nous faisant part de votre réflexion en Avignon 2003, lorsque vous avez laissé dédaigneusement se débattre dans la sciure la piétaille des intermittents. "Un artiste doit avant tout vivre de son travail et non de la chasse aux subventions (...) J’emmerde les gros bras de la CGT".

On nous aurait trompés ?

Le terrorisme anti-radiateurs n’avait d’autre visée que la défense de votre écurie ? (...)

 
lundi 14 janvier
Source : Collectif RTO
Depuis 2005, un nouveau type de sanctions contre les chômeurs est possible : la réduction des indemnités perçues, si les services de contrôle de la recherche d’emploi estiment que vous ne faites pas assez d’efforts pour retrouver du boulot.
Bref, une sanction moins visible qu’une radiation sèche, une mort à petit feu, un chantage progressif.
Ci-dessous , une sanctionnée nous raconte son parcours, emploi inintéressant, chômage, stages inutiles , miettes de boulot précaires et puis la sanction : Moins 20 pour cent de (...)
 
jeudi 3 janvier
Source : Relevé sur le Net...
En mai 2004, le ter minal 2E de l’aéroport de Roissy s’effondre, tuant six personnes. Le secteur du bâtiment retrouve la une des médias, et le mot « ferraillage » est popularisé car l’activité qu’il désigne est mise en cause dans la catastrophe 1. Autre mise en cause : celle de la sous-traitance. Quelques semaines avant l’accident, l’architecte du ter minal déclarait : « En général, je constate que la qualité de mise en oeuvre risque à tout moment de se dissoudre dans la mauvaise qualité des méthodes et le (...)
 
vendredi 14 décembre 2007
Source : BlogJob
Iain Levison est l’auteur de "Tribulations d’un précaire", récit de dix ans de galères entre une quarantantaine de job bien pourris et l’envie d’écrire. C’est ce bouquin qui a inspiré la création de BlogJob. Retour avec l’intéressé sur une carrière américaine...
 
jeudi 13 décembre 2007
Source : Collectif RTO

Je travaille à Leclerc, à Nantes à faire de la mise en rayon, mais officiellement je suis embauchée par 2 société différentes de Leclerc, pour une période de 2 mois comme d’autres avec moi. Ils font tous de la mise en rayon, il travaillent aussi officiellement pour d’autres boites en Cdd, mais pas des boites d’intérim, non, plutôt les boites des fournisseurs de Leclerc , genre Suchard ou coca cola, en fait pour la mise en rayon on est payés par la société dont on doit mettre les produits en rayon .

Il s’agit (...)

 
samedi 8 décembre 2007
Source : Vacarme

Appelons-là Amira. Elle a 32 ans et enchaîne les contrats d’intérim chez Peugeot. Son témoignage éclaire la condistion paradoxale des intérimaire en usine, à la fois sûrement tenus et moins aisément contrôlables que les "embauchés". Comment ne pas plier ?

Chronique d’une micro-résistance. (...)

 
jeudi 6 décembre 2007
Source : Relevé sur le Net...
La précarité, ça a du bon. On peut faire des boulots bien pourris et venir les raconter sur le net. Un moyen comme un autre d’obtenir son petit quart d’heure de gloire à la barbe des patrons. Alors si vous aussi vous avez avalé des couleuvres, faites-nous en profiter et participez à cette petite contribution à l’Internationale du travail pérave...
 
lundi 3 décembre 2007
Source : Actu > Chômage
C’est aujourd’hui que la vénérable institution de Coluche entame sa 23e campagne, encouragée - entre autres - par Martin Hirsch, notre Haut commissaire aux Solidarités actives. Comme quoi, quand il s’agit de se décharger de la misère sur le bénévolat (et la précarité) puis d’instrumentaliser la charité par le biais des people, en France, on ne chôme pas !
 
vendredi 30 novembre 2007
Source : Collectif RTO

J’ai un léger handicap neurologique, la dyspraxie. Selon wikipedia " La dyspraxie est une altération de la capacité à exécuter de manière automatique des mouvements déterminés, en l’absence de toute paralysie et de tout retard intellectuel . Le sujet doit contrôler volontairement chacun de ses gestes, ce qui est très couteux en attention, et rend la coordination des mouvements complexes de la vie courante extrêmement difficile, donc rarement obtenue"

Handicap non reconnu, travailler sous pression

Au quotidien (...)

Source : Claude Guillon
Imaginées en Allemagne de l’Ouest au lendemain de la deuxième guerre mondiale, les « entreprises d’entraînement et pédagogiques » (EE ou EEP) -en fait des entreprises fictives- servirent d’abord à préparer (ou à simuler) la reconversion dans le secteur tertiaire de milliers de paysans jugés physiquement inaptes au retour à la terre. Importé en France à la fin des années 1980, cet avatar moderne, virtuel et kafkaïen, du système d’apprentissage s’adresse à des chômeurs de longue durée et à des jeunes « en recherche d’insertion ». Dépendantes de financements publics aléatoires [1], les EEP semblent connaître un essor chaotique, alors même que le concept est récupéré à la fois par des universités en voie de privatisation et par de grandes firmes (Mercedes, Adidas, Ikéa), qui ouvrent leur propre « entreprise d’entraînement ». (...)
 
samedi 24 novembre 2007
Source : Actu > Chômage
AC ! Agir contre le chômage s’interroge sur l’utilité du "Grenelle de l’insertion" lancé vendredi à Grenoble, puisque « les décisions sont déjà prises » et risquent de « léser » les personnes en situation de grande précarité, comme le RSA qu’elle juge « complexe et inégalitaire »
 
mercredi 21 novembre 2007
Source : Collectif RTO
Les attaques que nous subissons actuellement ne sont pas le fruit d’un homme (même si la bourgeoisie actuelle a trouvé son champion) ou d’un parti, mais de la lutte permanente qui oppose les intérêts économiques de quelques unEs et ceux de l’immense majorité.
Cette guerre sociale ne connaît pas de cesse et l’on aimerait nous faire croire que nous marchons tous sur un seul et même chemin.
Pourtant, devant nous se dressent des évidences.
Il nous est demandé de travailler toujours plus pour toujours moins de (...)
 
mercredi 31 octobre 2007
Source : La France de Toutenbas

Aldo le gitan a repris son mi-temps de mécano et ses bricolages. Quand Moïse, son sixième moutard, est né, il était tout jouasse du haut de ses 32 piges. Sa douce avait eu le bon goût d’accoucher un samedi, il a pas eu à perdre une journée de vendanges. Les copines polonaises de mon âge, mères de 5 ou 6 gamins, sont rentrées, elles aussi, dans leur joli pays démocratique où il fait si bon vivre depuis qu’on en a chassé l’ogre bolchévique.

Les vendanges passées, l’hibernation commence dans ma cambrousse. L’hiver sera long, (...)

 
dimanche 28 octobre 2007
Source : AC !

Cette année, très franchement, après l’élection d’un président qui n’a eu de cesse de taper sur les demandeurs d’emploi, qui a promis de réduire à la misère la plus noire tous ceux qui ne se soumettront pas à un contrôle de plus en plus serré, nous ne pensions pas que le phénomène se reproduirait.

Et bien si. L’AER va peut être disparaitre le 1er janvier, la plupart d’entre nous est contrainte de participer à des stages non payés, la majorité des misérables contrats aidés risquent de ne pas être renouvelée, les radiations explosent, (...)

 
mercredi 24 octobre 2007
Source : Culture & Politique arabes
Si le sujet n’est pas totalement tabou dans les journaux arabes, il est tout de même le plus souvent relégué dans les pages "société" de la presse à sensation. En revanche, il suffit de parcourir la Toile, et les forums en particulier, pour comprendre que le sujet, brûlant, fait partie des questions qui agitent singulièrement les sociétés de la région. En général, on se préoccupe surtout des conséquences pour les enfants ou encore pour l’équilibre "sentimental" de la famille d’un phénomène de plus en plus répandu. (...)
 
mardi 23 octobre 2007
Source : Les Échos
Le contrat nouvelles embauches, qui a permis près de 1 million de recrutements dans les entreprises de moins de 20 salariés, ne survivra pas au jugement que s’apprête à rendre l’Organisation internationale du travail (OIT). Saisie par FO dès août 2005, celle-ci est sur le point de dénoncer le non-respect par la France de la convention 158 de l’OIT, qui interdit qu’un salarié soit « licencié sans qu’il existe un motif valable de licenciement ». (...)
Source : Actu > Chômage

Cet été, le gouvernement a décidé de réduire de 30% le nombre des emplois subventionnés au second semestre 2007. Dont acte, et dans l’aveuglement le plus complet.

Dans un article du 10 juillet intitulé Coup de frein aux contrats aidés, Les Echos annonçaient la disparition de quelque 55.000 CAE (contrats d’accompagnement dans l’emploi) et CAv (contrats "d’avenir") sur les 185.000 prévus d’ici la fin de l’année dans le secteur non marchand, pour une économie de 600 millions d’euros. (...)

 
dimanche 21 octobre 2007
Source : El Ryu

Ca vous plaît pas à vous les fournitures neuves ? Entamer une gomme toute neuve, ouvrir un paquet de feuille A4, compléter sa collec de stabilo, tester les nouveaux gadgets inutiles mais beaux qui permettent de fixer des trucs, ranger des machins, couper, nommer, classer etc....

C’est aussi ce que pensent beaucoup d’employeurs. C’est tellement cool tous ces joujoux qu’on se doit de proposer à des gens qui savent pas comment s’occuper de jouer avec 8 heures par jour juste pour l’épanouissement intellectuel et pas question de parler argent ou rénumération, ça gâcherait le plaisir. (...)

 
mardi 9 octobre 2007
Source : Insee Première
En 2005, environ 5 millions de jeunes âgés de 18 à 29 ans ne vivent plus chez leurs parents. Pour ces jeunes adultes, la pauvreté en termes de « conditions de vie » est plus présente que dans l’ensemble de la population. Les problèmes liés au logement sont fréquents et touchent même ceux qui ont une situation financière confortable. Les retards de paiement et les découverts bancaires sont eux aussi fréquents. En revanche, les jeunes décohabitants ne déclarent pas plus de restrictions de leur consommation que le reste de la population. Parmi les jeunes n’habitant plus chez leurs parents, les chômeurs et les inactifs qui ne sont pas étudiants cumulent toutes les difficultés. Au contraire, à autres caractéristiques égales, ceux qui ont déjà un emploi stable et les couples sans enfants ont les situations les plus favorables. Les difficultés financières vécues à l’adolescence ressurgissent fréquemment chez les plus pauvres (...)
 
mardi 2 octobre 2007
Source : Equilibre précaire

C’est donc la réduction à presque rien du coût des heures sup’ (lesquelles ne sont plus des heures sup’ sous le seuil des 35 heures, mais des heures complémentaires) qui permet d’arriver au summum de la gestion des ressources humaines en flux tendu : le CDI à temps très partiel. En fait, le contrat est basé sur le plus petit contingent possible d’heures. En gros, l’entreprise sait que même à marée basse, elle utilisera sa main-d’œuvre ultra flexible dans les 15 heures par semaine (dans le cas qui nous intéresse). C’est donc le montant de son contrat et de son salaire mensuel fixe et garanti.

Et il suffit de lui filer en heures complémentaires tout ce qui va correspondre à un surcroit de travail qui sera affecté au salarié selon la méthode du juste-à-temps, très prisé des responsables de production.

 
samedi 29 septembre 2007
Source : EcoRev’
L’importance que prend désormais le "travail immatériel" dans toutes les activités n’empêche naturellement pas que les grandes entreprises emploient une proportion décroissante de "collaborateurs" permanents quoique "flexibles" - les horaires, en particulier, varient en fonction du volume des commandes - et une proportion croissante de précaires (CDD, intérimaires et, surtout, "externes"). Ceux-ci comprennent (...)
 
mardi 25 septembre 2007
Source : Relevé sur le Net...
En 2005, la part des salariés à temps partiel a plus que doublé par rapport au début des années quatre-vingt : 18 % contre 8 %. La montée en charge de l’activité féminine et la tertiarisation de l’économie n’expliquent mécaniquement qu’une part limitée de cette progression du salariat à temps partiel qui, notamment de 1992 à 2003, semble avoir davantage résulté de la mise en place de mesures de politique publique favorisant cette forme d’emploi. (...)
 
lundi 10 septembre 2007
Source : La France de Toutenbas
Le soleil tape, on a le lac pour nous tout seuls, ils sont repartis. La horde chaussée de tongs et de Rayban a disparu aussi brusquement qu’elle avait deferlé. Nous ne verrons plus, pendant un an, ces intrépides randonneurs sillonner nos campagnes en rangs serrés, équipés pour l’ascension de l’Anapurna, un bâton de ski à la main. Leur manquait juste la machette, la moustiquaire et les raquettes. Nous ne rencontrerons plus ces individus étranges qui ne répondent pas à notre salut lorsqu’on les croise au détour d’un sentier ou au bord d’une rivière. (...)
 
vendredi 7 septembre 2007
Source : La Revue des Ressources
Le seul avantage que les prolétaires de l’université française ont sur les prolétaires du reste du monde social réside en ce que les premiers, à la différence des seconds, disposent des moyens qui leur permettent de rendre visible, notamment par la publication, la souffrance qui les affecte. On va vite se rendre compte qu’il s’agit bien là, compte tenu de la situation de l’université française actuelle, du seul avantage dont peuvent se prévaloir tous ceux qui portent ce titre qui n’en est pas un : vacataire à l’université. (...)
 
jeudi 6 septembre 2007
Source : AC ! - Agir ensemble contre le chômage
Alors Mme T. change d’hébergement au gré des disponibilités de sa famille et de ses amis. Evidemment, cela nécessite à chaque fois des changements d’adresse, des courriers sont perdus. En janvier 2006, Madame T. se rend à la CAF pour signaler un nouveau changement de domicile.
La CAF fait mine d’enregistrer, ce qui n’empêche pourtant pas qu’un contrôleur CAF se présente deux fois de suite à son ancien domicile. Comme évidemment, elle n’y habite plus, le RMI est immédiatement suspendu.
Pendant quatre mois, Mme T. (...)
 
lundi 6 août 2007
Source : Collectif RTO
Rappelons tout d’abord que les premières expérimentations du RSA ont été rendues possible par la loi du 5 mars 2007 du droit au logement opposable [2]. Celle ci permettant, entre autre, aux départements d’effectuer des expérimentations et la mise en place d’un contrat d’insertion unique d’insertion (CUI). Le CUI consiste à pouvoir mélanger les différents contrats aidés en prenant ce qui est arrangeant dans l’un et en enlevant ce qui est gênant dans un autre.
Pour exemple le département du Val d’Oise a créé le (...)
 
mardi 17 juillet 2007
Source : Comité de Salut Public

80 %

C’est le chiffre donné par Le Monde Sarkozyste sur la progression des salariés en intérim depuis 10 ans : 80 % d’augmentation. L’intérim est en passe de devenir, voire est déjà, le premier employeur de France. Vous avez déjà fait de l’intérim ? Moi, oui. Faut bien bouffer. Et on connaît tous comment cette sur-précarisation installe une angoisse de l’intérimaire : de ne pas être appelé, de se demander où on va (...)

 
jeudi 28 juin 2007
Source : Relevé sur le Net...

Dans les centrales atomiques, la maintenance est déléguée à des sous-traitants qui prennent d’importantes doses de radioactivité. « Gueules noires » anonymes des temps modernes, ils sont les oubliés du nucléaire...

Ils sont robinetiers, soudeurs, électriciens, chaudronniers, décontaminateurs ou commis. Ils seraient 20.000 en France et près d’un millier en Belgique. On les appelle lors des « arrêts de tranche », quand il faut remplacer le combustible usé dans un réacteur nucléaire. Ils effectuent alors des opérations (...)

 
vendredi 8 juin 2007
Source : Oulala.net
1936, la Libération, 1968, des acquis sur lesquels le patronat n’a eu de cesse de revenir. La régression s’est beaucoup accélérée ces trois dernières années au point que la dictature des actionnaires s’exerce quasiment sans entraves. C’est l’objet de cet état des lieux, qui n’exonère pas la part active qu’a prise la social-démocratie dans ce démantèlement depuis un quart de siècle. Les points de régression successivement analysés sont interdépendants car ils concourent tous au même objectif des patrons : avoir une main d’oeuvre disponible quand ils veulent, le temps qu’ils veulent, et au moindre prix.
 
vendredi 25 mai 2007
Source : Recherche en histoire visuelle

Les portraits officiels des responsables politiques français s’inscrivent dans une longue tradition. Dans Le Portrait du roi (Minuit, 1981), Louis Marin analyse les pratiques de la représentation du pouvoir sous Louis XIV, dont le célèbre portrait par Rigaud fournit un modèle qui sera imité par de nombreux souverains.

Le premier président de la République à adopter le portrait photographique est Adolphe Thiers en 1871, confirmant de la sorte la revendication de modernité de la IIIe République. Néanmoins, le portrait reste un attribut officiel, une représentation de la fonction plutôt que de l’individu : c’est pourquoi l’exercice de figuration s’inscrit dans un cadre strict, aux variations limitées. Il impose le port de l’habit de cérémonie, un fond neutre, une pose classique. (...)

 
lundi 23 avril 2007
Source : Libération
Yacine parlait trop. L’université de lettres Paul-Valéry, Montpellier-III l’a fait taire. Cet étudiant de 26 ans, en deuxième année de psychologie, est passé en conseil de discipline le 13 mars. Il a écopé d’une « exclusion de l’établissement pour une durée de deux ans avec sursis ». Motif : « Agressions répétées d’enseignants et d’étudiants. » En clair, au prochain mot de travers, Yacine est renvoyé de la fac. Problème : ce fils d’enseignante est un moulin à paroles subversives. Mais il n’est « ni violent ni agressif », affirme Jacques Guigou, le professeur qui l’a défendu (lire ci-contre). Plutôt du genre provocateur verbal et « très intelligent », selon un autre prof. (...)
 
lundi 16 avril 2007
Source : Mouvements
D’une actualité brûlante et récurrente, la question sociale est pourtant l’une des thématiques relativement absente de la campagne électorale. Si l’on a beaucoup parlé du travail, de l’heure à laquelle il fallait se lever pour y aller, peu de choses par contre n’ont été dites sur les protections sociales qui lui sont adossées. On assiste en effet à un changement du statut de l’emploi. On prêche maintenant de toutes parts une société de pleine activité, sans se préoccuper des conditions dans lesquelles on voudrait faire (...)
 
jeudi 5 avril 2007
Source : Nouvel Obs
Le "contrat première chance" que Ségolène Royal propose pour les jeunes non qualifiés, dont le salaire et les charges seraient couverts par l’Etat pendant un an, suscite l’inquiétude chez les étudiants et dérange la CGT comme les candidats de l’extrêmes gauche. (...)
 
dimanche 18 mars 2007
Source : Diary-Erin

Il y a plusieurs aspects qui entrent en ligne. Tout d’abord mon statut... Je ne suis pas "jugée" sur ce que je suis, sur ce que je peux apporter, sur mes capacités, mes qualités, mes compétences... Je suis jugée sur mon statut... Non ! Pire ! Sur le contrat que j’ai signé !!! Je suis la CAE un point c’est tout ! (...)

Je ne sais plus trop quoi en penser. C’est la première fois de ma vie que j’ai envie de tout plaquer au bout d’une semaine. C’est la première fois de ma vie où les difficultés ne me motivent pas. Je n’ai pas envie de donner le meilleur de moi, je n’ai pas envie de leur donner quoi que ce soit d’ailleurs... Cela empiète sur mon regard envers mon travail avec les enfants...

 
mercredi 14 mars 2007
Source : Fakir

Douze ex-vigiles devant un tribunal. Pas pour une sortie de boîte agitée, mais pour un procès contre leur ancien patron. La société Coyotte les a tous licenciés, sans jamais les avoir déclarés : Restos du cœur pour tout le monde !

Avec leurs jolies médailles, des rubans rouges et bleus autour du cou, les juges prud’homaux écoutent patiemment, depuis une, deux, trois heures, les avocats qui défilent à la barre. Eux invoquent « l’article L 122-12 du Code du travail » ou le « L 324 tiret 10 », ils rappellent « la jurisprudence de l’article L 143-11 1 », (...)

 
lundi 12 mars 2007
Source : Samizdat

Le décret est passé totalement inaperçu et pourtant, il peaufine une justice déjà d’exception pour les précaires : en plus d’une radiation qui les prive de leurs moyens de subsistance, les tributaires des minima sociaux (RMI, ASS, AAH, API) sont désormais passibles d’une « pénalité administrative » sur simple présomption d’intention frauduleuse.

Imaginons

Demain, à la suite des révélations du Canard Enchaîné (28 février et 7 mars 2007), un obscur directeur adjoint de la préfecture des Hauts de Seine par exemple, (...)

 
jeudi 8 mars 2007
Source : Le Monolecte

Ce devait être en juin 1997. Nous venions de quitter précipitamment Paris après nous être rendus compte que bosser nous appauvrissait chaque mois d’avantage et qu’encore 3 ou 4 mois de boulot mal payé suffiraient pour finir de bouffer nos petites économies et nous retrouver en faillite personnelle.

A Paris, nous étions vacataires. Dans un grand institut de sondage. Être vacataire, c’est avoir un statut particulier qui permet d’accumuler les CDD comme d’autres enfilent les perles. J’avais des contrats longs : une semaine ! Du mercredi au mardi. 35 heures au SMIC. Mais les 35 heures n’existaient pas. Donc sous le SMIC. (...)

 
dimanche 4 mars 2007
Source : Collectif RTO

Chaque année la CNAF se vante d’effectuer différents types de contrôles et assure que quarante et un pour cent d’allocataires sont concernés

Depuis plusieurs mois, le nombre de visites domiciliaires d’agents de la CAF est en nette augmentation : de nombreux allocataires du RMI et de l’API nous font part de procédés de plus en plus inquisiteurs : coups de fil pour une visite le lendemain, demande de documents bancaires sur plusieurs années, scènes d’interrogatoires poussées. (...)

 
vendredi 2 mars 2007
Source : Diary-Erin

Le même jour, en allant déposer mes feuilles de remboursement à la sécu (eh, oui !!! incroyable !!! après près de vingt mois de bataille, je suis enfin inscrite ici !!!), j’en ai profité pour aller à la CAF. Les bureaux sont dans le même batiment. J’ai donc demandé combien j’allais toucher l’allocations logement, maintenant que j’ai un CAE (Contrat d’Accompagnement à l’Emploi).

28 euros au lieu des 225 !!!!!!!! Et le gentil monsieur de l’accueil de me dire dans un sourire un peu goguenard : "Vous voulez toujours (...)

 
jeudi 1er mars 2007
Source : Observatoire des inégalités
Les enquêtes du Crédoc montrent que les opinions et les attitudes de nos concitoyens sont, en partie, déterminées par leur situation professionnelle : le fait d’être au chômage, en contrat à durée déterminée ou en contrat à durée indéterminée change le regard que l’