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Chiapas
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vendredi 9 mai
V. Sentir le noir. Le calendrier et la géographie de la peur
par Sous-commandant insurgé Marcos (CSPCL)
Source : CSPCL Le Vieil Antonio disait que la liberté avait aussi quelque chose à voir avec l’ouïe, avec la parole et avec le regard. Qu’elle consistait à ne pas avoir peur du regard et de la parole de l’autre, de qui est différent de nous, mais aussi à ne pas avoir peur d’être regardé et écouté par les autres. Il disait que l’on pouvait sentir l’odeur de la peur et que selon que l’on était en bas ou en haut cette peur dégageait une odeur différente. Il ajoutait aussi que la liberté ne résidait pas en un lieu précis mais qu’il fallait la créer, la construire dans le collectif. Mais il insistait surtout pour dire qu’elle ne pouvait pas se construire sur la peur de l’autre, qui est comme nous tout en étant différent. (...)mardi 6 mai
IV. Goûter le café. Le calendrier et la géographie de la terre
par le sous-commandant Marcos (CSPCL)
Source : CSPCL Quelques anecdotes bien peu scientifiques Hier, Daniel Viglietti qui, comme tout le monde le sait, voyage avec un passeport uruguayen et une guitare subversive, est arrivé avec son groupe, tandis que le soleil marquait le mitan du jour. Et la musique et les mots ont résonné. D’ici, nous saluons avec lui Mario Benedetti, un autre à qui je dois d’avoir vu frustrer ma carrière de musicien aux rythmes déconcertants. Daniel Viglietti nous a appris qu’Eduardo Galeano, le ramasseur des pluies de la mémoire d’en bas, avait été malade, mais qu’il allait mieux maintenant. Nous envoyons donc nos meilleurs vœux de rétablissement à Don Eduardo et l’assurance qu’en cas de rechute nous serions enchantés de le soigner dans la clinique d’Oventik, qui n’est pas très riche en médicaments mais très bien pourvue en gaîté à la peau sombre zapatiste. Ça ne soigne pas mais ça soulage. (...) samedi 3 mai
Toucher le vert. Le calendrier et la géographie de la destruction III.
par le sous-commandant Marcos (CSPCL)
Source : CSPCL On a dit et répété par ici que la puissance nord-américaine s’était définitivement écroulée. On a même été jusqu’à chanter victoire devant la défaite du capitalisme comme système mondial. On a émis les avis mortuaires et inscrit sur la liste d’attente pour être jetés aux poubelles de l’histoire le socialisme, l’économie politique, le régime politique mexicain et la puissance militaire de l’oppresseur de service, qu’il soit mondial, national ou local. On nous a conviés à cesser de nous préoccuper de ce qui nous exploite, nous dépossède, nous réprime, nous méprise. (...) mercredi 30 avril
Écouter le jaune. Le calendrier et la géographie de la différence II
par le sous-commandant Marcos (CSPCL)
Source : CSPCL La lutte des femmes. Du centre vers la périphérie ? Auparavant nous avons abordé le fait qu’il existait dans la pensée d’en haut un abîme entre théorie et réalité, ainsi que de la boulimie théorique qui l’accompagne et constitue une mode au sein d’une grande partie de l’intelligentsia progressiste. Nous aimerions maintenant nous pencher sur ce point précis de la géographie prétendument scientifique qu’est le centre et dans lequel la pierre conceptuelle, autrement dit la mode intellectuelle, tombe et produit les ondes qui vont affecter la périphérie. (...) dimanche 27 avril
En haut, penser le blanc. La géographie et le calendrier de la théorie
par le sous-commandant Marcos (CSPCL)
Source : CSPCL Lors d’une des réunions préparatoires de ce qui allait s’appeler par la suite « l’Autre Campagne », une jeune femme avait lancé quelque chose du style « Si votre révolution ne sait pas danser, ne m’invitez pas à votre révolution ! ». Plus tard, mais cette fois dans les montagnes du Nord-Est mexicain, j’ai à nouveau entendu les mêmes paroles, de la bouche d’un chef indigène qui se bat pour préserver les danses et la culture de nos ancêtres. À l’écoute de ces mêmes mots, prononcés en deux moments distincts, je me suis retourné vers une des commandante, à qui j’ai glissé : « Ça, c’est pour vous, jeune femme. » Sans lâcher des yeux la concurrence, mais à voix basse, la commandante en question m’a répondu : « Eeeh, Sup, parole, qu’ils me cèdent la piste et je leur laisse le terrain plat comme une dalle ! » (...) vendredi 7 mars
Source : CSPCL "Le conflit se poursuit dans l’Oaxaca", conclut de manière accablante la Commission internationale d’observation (CCIODH) qui s’est rendue récemment dans cet État du sud du Mexique. Il est évident pour tout le monde que le conflit continue d’exister dans l’Oaxaca et qu’il est toujours aussi aigu, comme le montre le fait que pas une semaine ne s’écoule sans que les rues d’une ville quelconque de cet État ne soient occupées par des groupes nombreux de manifestants. (...)dimanche 27 janvier
![]() Source : Rue89 Les zapatistes, eux, sont toujours là. Ils ont résisté aux attaques militaires de 1994 et de février 1995, à la stratégie de paramilitarisation qui a conduit au massacre d’Acteal le 22 décembre 1997, aux faux-semblants gouvernementaux, au succès puis à l’oubli médiatiques, aux erreurs, à l’usure d’une lutte menée dans des conditions éminemment précaires. Résisteront-ils au harcèlement dont ils sont l’objet depuis plusieurs mois ? Le sous-commandant Marcos ne vient-il pas d’indiquer, avec gravité, qu’une offensive d’envergure se préparait, répandant déjà "l’odeur fétide de la guerre" ? (...) mercredi 23 janvier
Source : In These Times Since early 2007, aggressions against scores of communities, affecting 800 families and threatening more than 12,000 hectares of Zapatista-controlled territory, have taken place, reports the Center for Political Analysis and Social and Economic Investigation (CAPISE), which is based in San Cristobal de las Casas in Chiapas. “This is clearly a systematic counterinsurgency strategy,” says Ernesto Ledesma, director of CAPISE. “We haven’t seen an offensive this intense for at least 10 years.” (...) mardi 8 janvier
Source : CSPCL Le zapatisme arrive à ses quatorze ans d’existence avec une vision du pays et du monde qui lui a permis de tisser des alliances continentales et de disposer d’une base sociale qui s’est étendue à des régions situées au-delà des communes autonomes. "Et avec cette conclusion : nous sommes plus forts parce que nous sommes reliés. Notre parole a quelque chose de commun avec la parole de l’autre. Dans la pratique, les gens commencent à prendre confiance en eux-mêmes en tant que constructeurs de relations, sur une base locale. Et il y a quelque chose qui ne transparaît pas dans l’information, mais qui est très fort : la décision de refuser la confrontation avec les ennemis locaux, malgré le harcèlement et les avis de tempête qui marquent leur environnement." (...)jeudi 27 décembre 2007
Source : Naomi Klein San Cristóbal de las Casas. Les crèches de Noël abondent dans cette ville coloniale des hauts plateaux de l’état du Chiapas. Mais celle qui accueille les visiteurs à l’entrée du centre culturel TierrAdentro [1] a sa propre touche locale : les figurines à dos d’âne portent des passe-montagnes et des armes en bois. C’est la haute saison du « zapatourisme », l’industrie des voyageurs internationaux qui s’est développée autour du soulèvement zapatiste (...) mercredi 26 décembre 2007
Source : Naomi Klein Nativity scenes are plentiful in San Cristóbal de las Casas, a colonial city in the highlands of Chiapas, Mexico. But the one that greets visitors at the entrance to the TierrAdentro cultural center has a local twist : figurines on donkeys wear miniature ski masks and carry wooden guns. It is high season for "Zapatourism," the industry of international travelers that has sprung up around the indigenous uprising here, and TierrAdentro is ground zero. Zapatista-made weavings, posters and jewelry are selling briskly. In the courtyard restaurant, where the mood at 10 pm is festive verging on fuzzy, college students drink Sol beer. A young man holds up a photograph of Subcomandante Marcos, as always in mask with pipe, and kisses it. His friends snap yet another picture of this most documented of movements. (...) mardi 9 octobre 2007
Source : ZNet This story will be narrated with special effects by the âoeEverything for everyone, cookies for usâ Collective, composed of Katy, Giovanni, Marcelo, Carlitos, Pablo, and myself⦠that is, El Sup. The stories and legends of the zapatistas point toward a future that has its roots in the past and reveal their first lights in the present. Perhaps thatâs why our time and our calendar are somewhat mixed up, and we speak of things that took place centuries ago as if they had happened yesterday or, better (...)dimanche 7 octobre 2007
Source : CSPCL Quel âge faut-il avoir pour être vétéran de 68 ? Au moins cinquante-cinq ans, et encore, si on est vétéran junior et que l’on avait quatorze ou quinze ans à l’époque, comme Luis Gómez qui étudiait dans une école préparatoire et était le membre le plus jeune du CNH [1]. Si on avait vingt-cinq ans, on en a aujourd’hui plus de soixante. Certes, il faut bien admettre que nous sommes une génération usée par le passage du temps, mais j’ai vu des centaines de ces vétérans lors de la récente grande bataille du DF, dans les campements contre la fraude d’août à septembre de l’année dernière. Plus tout jeunes mais batailleurs. (...)jeudi 2 août 2007
Source : CSPCL Paroles prononcées par la Commission Sexta lors du séminaire « Face au pillage capitaliste, la défense de la terre et du territoire », le 19 juillet 2007, au CIDECI de San Cristóbal de Las Casas, État du Chiapas, Mexique. (...)dimanche 29 juillet 2007
Source : CSPCL En nous rendant dans différents recoins du Mexique d’en bas, nous avons pu voir un territoire ravagé, dont les ruines étaient parfois encore fumantes, tandis qu’ailleurs les constructions du conquistador, le grand capital, se dressaient déjà à l’emplacement de ce qui était autrefois un champ cultivé, des villages de pêcheurs, des terres communales et des ejidos, des territoires indigènes. En maintes occasions, nous avons entendu parler de villages entiers devenus déserts, leurs habitants originels partis vivre et travailler dans des terres très lointaines en terme de distance, de langue et de culture. (...)vendredi 13 juillet 2007
Source : CSPCL Mais voilà, cette attention qu’ont réussi à monopoliser les médias impose de regarder vers le haut, de voir ce que va faire Calderón, etc., mais interdit de regarder en bas. Nous, nous pensons que l’Autre Campagne doit se préparer à affronter un vide encore plus grand que celui qu’elle a dû affronter pendant les élections de 2006, qu’elle devrait prendre le taureau par les cornes et tout risquer, à travers cet Autre réseau qui est encore en formation, pour se faire connaître et communiquer à travers les médias alternatifs. C’est pour cette raison que nous avions déclaré à Palenque que les médias alternatifs constitueraient la colonne vertébrale de cette nouvelle étape, parce qu’ils vont nous permettre de communiquer les uns avec les autres, étant donné cette situation d’invisibilité qui va durer. (...)mardi 26 juin 2007
Source : CSPCL Un an après le conflit des enseignants qui a éclaté dans l’Oaxaca, cet État est le miroir du Mexique. La droitisation que connaît le pays avance à pas de géant, mais la rébellion aussi, qui cherche, et parfois trouve, de nouveaux chemins. La pauvreté dans laquelle vivent environ 67 % des Oaxaquègnes (2 349 570 habitants, sur un total de 3 506 821, selon les données officielles) et l’inégalité sociale « sont deux éléments qui les empêchent de participer activement à la société », affirme la Banque mondiale (...)lundi 11 juin 2007
Source : CSPCL Il se peut que le conformisme, la résignation et le cynisme constituent une mode indubitable, hors de question et imbattable.
Il se peut que la liberté et la justice semblent impossibles la veille.
Mais il se peut aussi que la rébellion commence à s’écrire petit à petit et en petit nombre.
Car dans le calendrier d’en bas, les aiguilles de l’horloge de ceux qui font tourner les roues de l’histoire approchent d’une date qui se répète tous les siècles : la lutte pour la liberté, pour la justice et pour la démocratie pour le Mexique.
Parce que le lendemain, c’est dans la nuit qu’il germe. (...)Source : Le Monde diplomatique M. George W. Bush a terminé au Mexique la tournée qu’il a effectuée en Amérique latine, du 8 au 14 mars. Même s’il a critiqué la politique migratoire de son « grand voisin du nord », le président Felipe Calderón demeure pour Washington un allié de poids : par son arrivée au pouvoir, il a freiné la vague de gauche qui secoue l’Amérique du Sud. Pourtant, au Mexique même, l’opposition est plus forte que jamais. Mais elle peine à s’unir, divisée entre « pragmatiques » et « radicaux ». (...)samedi 9 juin 2007
Source : CSPCL Dans ce pays, il n’y a plus de port de pêche, tous convertis en parking pour yachts valant des millions, qui ne servent qu’une ou deux semaines par an à leurs propriétaires. Il n’y a plus de plages pour les pêcheurs, elles ont été phagocytées par les hôtels. Il n’y a plus ni forêts ni jungles, rien que des simulacres artificiels pollués par le tourisme élitiste d’aventure. Il n’y a plus de pâturages, mais des terrains de golf ; plus de rivières, mais des égouts à ciel ouvert ; plus de paysages champêtres, mais des parcs thématiques ; plus de ruelles dans des villes accueillantes, mais des Dysneyland coloniaux. La Conquête néolibérale s’empare des terres comme il y a cinq cents ans et ravage terroirs et terres natales pour y bâtir des territoires donnés en fief à des collecteurs de devises. (...)vendredi 25 mai 2007
Source : Vacarme De l’adjectif « intergalactique » que Marcos accole à l’EZLN, il faut d’abord retenir le préfixe, tant ce mouvement procède d’une liaison entre revendications, modes d’actions et traditions jusqu’alors séparées ; tant son espace, entre ancrage local précaire et « passage au politique » toujours à venir, apparaît indécis. Position encore compliquée par les récentes prises de position dans le contexte électoral, dont il est difficile d’évaluer les effets. (...)Source : Vacarme Lire, dans les récents résultats électoraux, l’épiphanie des luttes ou les prémices d’une trahison revient à doter la Gauche d’une essence éternelle, tapie sous le boisseau ou vouée à se corrompre. On préfèrera lire ici, sous ce nom, une constellation de problèmes actuels : s’y croisent les formes du gouvernement, le rapport du politique au social et le sens même du « populaire ». Problèmes qui pourraient bien, ailleurs, être les nôtres. (...)jeudi 10 mai 2007
Source : CSPCL Le monde que les autres appellent le rêve, c’est celui que nous autres, nous tous, nous toutes, les zapatistes, nous portons dans notre cœur. Là où vous avez un cœur, nous autres, nous portons un monde à venir. Si nous parvenions à dire ce que ce songe contient ou à le peindre, à le chanter, à le danser, on y verrait des petites filles et des petits garçons, et tout sourire, à coup sûr. L’eau serait limpide, les arbres et les fleurs pleins de vie, et l’air une piste de danse pour les oiseaux et le chant. Les prisons seraient des magasins d’alimentation, les commissariats des centres d’activité artistiques et les patrouilles et fourgons de police seraient des monstres préhistoriques. (...)jeudi 29 mars 2007
Source : CSPCL Dans l’un de ces textes qui permettent aux zapatistes de dire "désolé d’avoir à vous dire que je vous l’avais dit, mais je vous l’avais bien dit" et intitulé Sept pièces du puzzle mondial, écrit il y a bientôt sept ans (juin 1997), nous avions décrit dans les grandes lignes le chemin que suivrait, et suit, le capitalisme dans sa phase actuelle. À l’époque, nous l’avions défini comme un sentier de la guerre, de guerre de conquête, une guerre mondiale, la quatrième, totalement totale. Une guerre qui dépassait toutes les autres en brutalité mais qui renouait cependant avec la conduite d’une guerre de conquête classique : détruire et dépeupler pour ensuite reconstruire et repeupler. (...)jeudi 22 mars 2007
Source : Risal Dans son communiqué du 24 décembre, le commandant Moisés, de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN, Ejército Zapatista de Liberación Nacional), invitait des gens du monde entier à la première « Rencontre des peuples zapatistes avec les peuples du monde ». Il disait : « Nous essayons seulement de montrer ce que nous sommes en train de construire, avec beaucoup de difficultés, mais aussi avec le grand désir de construire un autre monde, où ceux qui commandent, commandent en obéissant. »
Cette rencontre - tenue à (...) samedi 10 mars 2007
Source : CSPCL Le Mexique, c’est connu, est un pays où les gouvernements n’ont pas trop de scrupules sur les méthodes qu’ils emploient pour réprimer les mouvements sociaux. Ce qui se passe à Oaxaca, cependant, est, en grande partie, inédit. Après la répression féroce de la fin de l’année 2006, les journaux et télévisions du régime, depuis des semaines, font tout pour présenter une réalité idyllique, mais, sous les cendres d’une paix imposée par les armes, couvent quantité de braises. (...) lundi 5 mars 2007
Source : CSPCL "Je ne suis pas magoniste, je suis anarchiste. Un anarchiste n’a pas d’idole [1]." C’est par ces mots, extraits d’une de ses œuvres théâtrales, que Ricardo Flores Magón (1873-1922) exprime son refus de voir associer le mouvement dont il est l’un des principaux représentants à sa seule personne. Cependant, malgré sa volonté, le terme magonisme, utilisé d’abord par la presse et les services de police, et repris ensuite par les études qui lui sont consacrées, passera à la postérité. Désormais, même les anarchistes désignent ainsi l’organisation et le courant politique dont R. Flores Magón est à l’origine. (...)dimanche 11 février 2007
Nous sommes occupés à tout préparer pour la deuxième étape de notre circuit
par le sous-commandant Marcos (CSPCL)
Source : CSPCL Ils vont répéter l’histoire (suivant la méthode « une bonne paire de ciseaux et de la colle », dixit Cullingwood) et vont nous refaire le coup et prétendre que López Obrador est la véritable alternative « de gauche » (ou Ebrard, parce que quand on joue son va-tout il n’y a pas de loyauté qui tienne, demandez à Cuauhtémoc ce qu’il en pense) et que quiconque le critique est de droite... Jusqu’à ce qu’il devienne candidat du PRD (ou quel que soit le nom que portera le nouveau parti). Ils vont recommencer à se gaver de bonbons enrobés de sondages ; ils vont à nouveau s’exciter avec les postes à pourvoir et à nouveau prétendre que le plus important est de « d’abord stopper la droite, le reste ça viendra après » ; ils vont remonter sur leurs tribunes pour « orienter les masses », et ils vont à nouveau voir comment tous les feux de la rampe s’éteignent. Après, ils se repayeront une cuite pour tout effacer et remettre le compteur à zéro (« c’est qu’il faut se préparer pour 2018, mon ami »). J’ai dit 2011 ? Hum !... J’ai bien l’impression qu’à ce moment-là... Mais bon, ça c’est une AUTRE histoire. Bien. Salut, et comme le disait je-ne-sais-plus-qui, il manque encore ce qui manque. (...) lundi 5 février 2007
Source : Le Courrier « Nous décidons nous-mêmes comment vivre. Nous ne voulons pas dépendre de mauvais gouvernements qui ne cherchent que leur propre bénéfice. C’est ça l’autonomie. » C’est en des termes simples, à l’image de ceux de Jesús, membre du « Conseil de bon gouvernement » zapatiste de La Realidad, au Chiapas, que les 232 élus des municipalités révolutionnaires sont venus présenter leur travail de construction d’un « autre monde » anticapitaliste, lors de la Rencontre « intergalactique » entre les zapatistes et les « peuples du monde », qui s’est tenue du 30 décembre au 2 janvier dans le village chiapanèque d’Oventik. (...)dimanche 7 janvier 2007
Source : CSPCL Alors, en tant que zapatistes que nous sommes, nous disons : Si, il y a treize ans, quand nous étions seuls, nous ne nous sommes pas arrêtés, nous n’avons pas eu peur, nous ne nous sommes pas rendus.
Maintenant que nous avons de la compagnie sur notre route, dans notre marche et dans notre but, nous n’allons pas non plus nous arrêter. Peu importe les menaces, les coups, les mensonges, l’oubli ou le mépris. Nous n’avons pas peur de mourir en luttant.
Nous poursuivrons notre projet en ce qui concerne l’international et le national contenu dans la Sixième Déclaration de la forêt Lacandone, conformément à notre plan. Salut, compañeras et compañeros zapatistes. Joyeux anniversaire !jeudi 7 décembre 2006
![]() Source : CSPCL Dans la pièce aveugle de l’Ombre, seule la pendule permet de distinguer le jour de la nuit. C’est toujours le petit matin, ici. L’Ombre se prépare à retrouver les ombres dont elle est née et qui l’alimentent. Elle fait le compte et les comptes. Elle se redresse à nouveau sur son siège, le cœur brisé et plein de cicatrices et tout rapiécé. Elle lève des ancres, hisse des voiles. Elle porte un autre pays accroché aux pieds, collé à la peau, à ses oreilles et dans son regard. Elle possède une rage et une douleur qui ne tiennent dans aucun des mots d’aucune langue. Dans les montagnes du Sud-Est mexicain, dans ce cœur collectif brun qui commande, elle attend une réponse qu’elle connaît depuis des siècles : il faut que l’aube se lève, comme elle a pour coutume de le faire, avec douleur et rage. Ombre sait ce que lui dira la montagne brune qui est son guide. Donnant du baume à la douleur et de l’espoir à la rage, elle lui dira, en langue ancestrale : « Ne t’inquiète pas, n’aie pas trop de peine, que le cœur de notre patrie ne soit pas triste car il faut encore ce qu’il faut. » (...)Source : À l’encontre Le mouvement qui s’est développé à Oaxaca traduit la volonté des communautés indigènes d’affirmer leurs droits et leur dignité, de ne plus accepter le déni de leur existence par un pouvoir aux mains de véritables gangsters, d’avoir accès aux soins de santé, à l’éducation, au travail, etc. A cela s’ajoute une forme (et un contenu) de mobilisation et d’organisation - au travers de l’Assemblée populaire des peuples indigènes d’Oaxaca (APPO) - qui met en lumière la nature effective de la prétendue démocratie régnant au Mexique, non seulement lors du règne du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), mais sous le régime du Parti d’action nationale (PAN) du président Vicente Fox et de son récent successeur Felipe Calderon. (...) samedi 2 décembre 2006
Source : Rebellyon.info Il existe aujourd’hui, dans un monde dominé par la lâcheté, la résignation et la servitude volontaire, une ville et une région résolues de résister à un gouvernement local et mondial qui ne connaît d’autres lois que celles de la corruption et du profit. Depuis plusieurs mois, la population d’Oaxaca refuse les diktats d’une administration corrompue, qui n’hésite pas à tuer les opposants à sa politique de malversation. Le mouvement n’a cessé de se développer et a donné naissance à une assemblée populaire, encore noyautée par la vieille politique clientéliste (...) mardi 21 novembre 2006
Source : Le Monde Citoyen La situation au Mexique est insaisissable et forme un cocktail détonant : un président élu considéré comme un usurpateur, des régions comme le Chiapas en quasi-sécession depuis douze ans, une situation insurrectionnelle dans la province de Oaxaca depuis six mois, des inégalités criantes et une corruption généralisée. L’intervention des forces armées à Oaxaca cristallise toutes les oppositions. Certains intellectuels évoquent une situation d’une gravité comparable à celle qui a préludé à la révolution de 1910... (...)mardi 7 novembre 2006
Source : Relevé sur le Net... Alors que la situation évolue rapidement à Oaxaca, voici, en date du 6 novembre, un résumé des événements de la semaine passée. Par Annick Stevens, au Mexique. (...)dimanche 5 novembre 2006
Source : CSPCL Dans cette rubrique, vous pourrez trouver en lien tous les articles publiés sur notre site à propos de la révolte d’Oaxaca. Une brochure de 28 pages au format A5 en PDF (800 ko) est également disponible : Brochure de solidarité avec Oaxaca. Elle revient sur l’histoire de cette révolte jusqu’aux jours où la répression s’est abattue sur la ville d’Oaxaca et compile différents textes parus sur notre site ou diffusés à travers notre liste d’information. Elle est actualisée en date du 31 octobre. Vous pouvez retrouver plus d’informations (en espagnol) sur les sites de (...) vendredi 3 novembre 2006
Source : No Pasaran Alors qu’on nous remplit les oreilles et les yeux de Sarkolène et de Ségozy, d’étrangers et de terroristes, de poulets et de chiens écrasés, de on ne peut rien changer et de c’est comme ça, il reste peu de place dans les médias pour parler de la “Commune” d’Oaxaca : un état du Mexique devenu, en un peu plus de trois mois, presque entièrement autonome du gouvernement central : des centaines de municipalités tournant sans fonctionnaires de l’état ! Bien sûr, les représentants du gouvernement bannis, une fois réfugiés loin du grabuge, se sont organisés en bons Versaillais, utilisant les quelques moyens qui leur restent : campagnes de presse calomnieuses contre ce qu’ils appellent la « guérilla urbaine » d’Oaxaca ; retour de la « guerre sale » (flics tortionnaires, disparitions de militants, coups de feu sur les manifestations....). Mais les enjeux sont déjà trop importants, et les coups de répression, au lieu de déprimer le mouvement, le rendent à chaque fois plus puissant, attirant à travers la République une solidarité active de plus en plus large...samedi 28 octobre 2006
Source : CSPCL Un huitime mort d ce que les observateurs appellent "la guerre sale" : un soldat en civil a tir une balle dans la tte d’un jeune militant de l’APPO ; il affirme avoir agi de sa propre initiative, alors que l’APPO souponne le gouverneur Ulises Ruiz d’tre le commanditaire. Les autres morts ont tous t assassins par des policiers en civil ou des tireurs sans identification : le gouvernement joue la stratgie de la peur et de l’usure. Un seul des huit tait un prof appartenant une tendance oppose (...)mercredi 18 octobre 2006
Source : New Left Review When balloting stopped on the evening of July 2nd at the end of Mexico’s 2006 presidential election, the eyes of the nation turned to the two main tv networks to await the result of exit polls. Most unusually, Televisa and tv Azteca both announced they would not reveal their figures. At 11pm the chairman of the Federal Electoral Institute (ife), Luis Carlos Ugalde, appeared on screens across the country to say he would be withholding the agency’s own ‘fast result’ tally. But the ife’s ‘preliminary results’ were made available on the internet and constantly updated throughout the night. (...)lundi 9 octobre 2006
Source : Ce qu’il faut détruire La démocratie parlementaire mexicaine est mise à nue. Une énième fraude, commise par la droite avec la complicité de l’ancien parti unique, aurait légèrement forcé la machine lors du scrutin du 2 juillet. En face, une insurrection civile montait déjà en puissance en pleine campagne électorale. À Oaxaca, les gens ne reconnaissent plus les autorités et envisagent de se gouverner eux-mêmes. Mais gare aux ruades du Léviathan !
par Nicolas Arraitz Le 1er août, à Oaxaca, capitale de l’État du même nom, six mille femmes armées de (...) mercredi 6 septembre 2006
Paroles de la Commission Sexta de l’EZLN lors de la Seconde Rencontre indigène péninsulaire
par le sous-commandant Marcos (CSPCL)
Source : CSPCL Nous savons déjà que ce n’est pas en haut, ni dans le temps, ni dans l’espace que nous trouverons ce que nous cherchons, ce que nous nécessitons, ce que nous méritons. Nous avons appris. Nous savons maintenant.
C’est avec ceux qui sont comme nous parce qu’ils sont différents. Là-bas en haut ils nous offrent un chemin plein de lumières, de prestige, de gloire, d’applaudissement, de salutations de ceux dont le travail est la pensée et la parole. Mais ce chemin ne conduit pas où nous voulons aller. S’il débouche ailleurs, pourquoi devrions nous joindre nos pas à ceux des autres, même s’ils sont nombreux les autres, dans ce chemin qu’ils tracent en haut ? Nous avons appris. Maintenant nous savons. (...)samedi 26 août 2006
Source : The Nation The building that houses the Congress in this city’s grand Zocolo Plaza is ringed by two-meter-tall grilled metal barriers soldered together apparently to thwart a suicide car bomb attack. Behind this metal wall, 3,000 visored robocops—the Federal Preventive Police (PFP, a police force drawn from the army)—and members of the elite Estado Mayor, or presidential military command, form a second line of defense. Armed with tear gas launchers, water cannons and reportedly light tanks, this force has been assigned to protect law and order and the institutions of the republic against left-wing mobs that threaten to storm the Legislative Palace—or so the president informs his fellow citizens in repeated messages on national television. (...)mercredi 23 août 2006
« Nous avons gagné, mais il est difficile de l’emporter sur une mafia » au Mexique
par Andres Manuel Lopez Obrador (Le Monde)
![]() Source : Le Monde Ses traits sont tirés mais sa détermination n’est pas entamée. "Si la fraude est consommée, je poursuivrai la lutte jusqu’à la restauration de la République", affirme-t-il d’une voix posée mais ferme. Depuis plusieurs semaines, Andres Manuel Lopez Obrador, le candidat de la gauche à l’élection présidentielle qui a eu lieu le 2 juillet au Mexique, campe avec plusieurs milliers de ses partisans sur le Zocalo, la vaste place au coeur de la capitale. (...)vendredi 11 août 2006
Source : Le Courrier Lázaro Cárdenas incarna la Révolution mexicaine dans les faits en devenant président à la fin des années 1930. Sa politique sociale et indépendante permit le développement et l’affirmation de son pays sur la scène mondiale. (...)dimanche 30 juillet 2006
Source : Ce qu’il faut détruire Les images de la furie policière déchaînée contre les comuneros d’Atenco font le tour du monde. La Otra, campagne non électorale initiée par les zapatistes, est devenue un miroir du Mexique d’en bas, le seul à ne pas avoir perdu la face. Et son esprit essaime par-delà les frontières. (...)dimanche 16 juillet 2006
Source : LA Times Each morning, the seven judges who will decide Mexico’s disputed presidential election are chauffeured into their gated office compound past a crowd of Andres Manuel Lopez Obrador’s angry supporters. "Where are our votes - in the garbage ?" says one of the banners demanding that the Federal Electoral Tribunal overturn Felipe Calderon’s narrow victory in the July 2 vote and certify Lopez Obrador as president-elect. It has been 10 years since the current tribunal was created to police an electoral system long plagued by blatant fraud. In that time, the tribunal has nullified 17 local, state and congressional elections and ruled against each of Mexico’s three major parties in roughly equal proportions. (...) mardi 4 juillet 2006
Source : Alternatives D’après Marcos, ce qui rend cet événement exceptionnel est que cette fois-ci cela s’est su. Ce qui a provoqué un revirement de l’opinion publique qui s’est rendu compte que les gens d’Atenco, contrairement à ce qu’affirmaient les médias insiste Marcos, sont les véritables victimes. C’est là, d’après lui, que la classe politique commet un autre crime : « La classe politique réagit en fonction d’un calcul politique, électoral et médiatique. Il n’y a aucune considération éthique ou légale. Le silence des uns est aussi assourdissant que les vociférations des autres. Ensuite, la classe politique regarde ailleurs et les médias font de même. Les politiciens demandent que l’on “tourne la page”. C’est ainsi que l’on arrive à un crime qui est sur le point d’être perpétré : l’oubli. Comme elle ne peut ni applaudir ni condamner, la classe politique essaie de gagner du temps, en espérant le “Mundial” et les élections. Avec l’oubli, ceux qui perdent, perdent deux fois. Notre devoir en tant qu’EZLN est de continuer le combat pour éviter le dernier crime ; c’est le devoir de toutes les personnes honnêtes dans le monde ». (...)mardi 13 juin 2006
Source : ZNet Of course you are not just women, but women who have decided to raise your voices in order to protest against the attacks the police have been making, and are making, on other women since May 3 and 4, 2006 in San Salvador Atenco, in the State of Mexico, in the Mexican Republic. (...)mercredi 7 juin 2006
Entretien avec le sous-commandant Marcos : à ce rythme-là les élections se feront sous contrôle militaire
(CSPCL)
Source : CSPCL La violence perptre San Salvador Atenco et dans d’autres parties du pays, comme San Blas Atempa, Oaxaca, est un produit du systme politique et ne reprsente absolument pas une victoire du gouvernement, en dpit de la rpression, la dtention et la mort des opposants. Ce que les gouvernements ont obtenu, affirme le sous-commandant Marcos, c’est la dstabilisation nationale en priode lectorale. Si a continue comme a, le gouvernement va provoquer « une monte de la tension sociale et de la (...) jeudi 1er juin 2006
Source : Amnesty International Suite au projet de construction d’un mur délimitant clairement la línea entre les États-Unis et le Mexique, Georges W. Bush a récemment annoncé que 6 000 soldats seraient déployés à partir de juin 2006 afin de contrôler les flux de migrants illégaux et les trafiquants de drogue. À l’époque, le projet de Washington d’ériger une démarcation composée de tôles et de barbelés avait suscité un tollé à Mexico à l’époque. En effet, chaque année, ce sont près de 400 000 clandestins qui fuient la pauvreté du Mexique, un fléau qui touche plus de 50% de la population mexicaine. (...) dimanche 28 mai 2006
Source : CSPCL Mercredi 8 février. Au bord de la route qui serpente dans la montagne, Gelatao, village natal de Benito Juárez, le premier président indien du Mexique, celui qui bouta dehors l’envahisseur français en 1867. Entre les pins, dans l’école moderne décorée de banderoles en langue indienne, le conseil municipal, élu en assemblée selon les us et coutume, accueille le sous-commandant Marcos et lui remet un document qui retrace "des siècles et décennies" de résistance. (...)dimanche 7 mai 2006
Source : ZNet San Salvador Atenco, MexicoâAt 7 AM this past Wednesday, May 3rd, state police blocked 60 flower vendors from setting up their stands at the Texcoco local market in the State of Mexico, about 20 miles east of Mexico City. The police beat and arrested those who resisted. The flower vendors called to the residents of neighboring San Salvador Atenco for help and the Atenco residents blocked the highway that borders their town and leads to Texcoco.
The police response was overwhelming : hundreds (...) vendredi 5 mai 2006
Source : L’Humanité À la fin de l’année 2001, à San Salvador Atenco, dans l’État de Mexico, des milliers de femmes et d’hommes se sont soulevés pour défendre leurs terres, près de cinq milles hectares expropriés pour la construction d’un aéroport international. Seulement armés de leurs machettes, devenues, depuis, le symbole de leur combat, ils ont réussi à faire plier le gouvernement. Mais ils sont restés les oubliés d’une région, elle-même butin de quelques notables locaux et abandonnée à un développement anarchique en bordure de la capitale mexicaine. (...)mercredi 3 mai 2006
![]() Source : Le Monde Après cinq ans de réflexion dans les forêts du Chiapas, et quatre mois par monts et par vaux, le sous-commandant Marcos est de retour à Mexico. Jusqu’au jeudi 4 mai, la caravane zapatiste devait sillonner l’immense capitale à la rencontre des universitaires et des employés, des "travailleurs sexuels", des petits commerçants ruinés par les grandes surfaces ou des maraîchers assiégés par les sociétés immobilières. Un rassemblement est prévu sur la place de Tlatelolco, où l’armée a tiré contre les manifestants étudiants, le 2 octobre 1968, faisant des centaines de morts - un massacre dont les responsables n’ont jamais été jugés. (...)samedi 29 avril 2006
![]() Source : Libération Le porte-parole de l’Armée zapatiste de libération nationale a quitté le Chiapas pour se lancer dans un inventaire des inégalités au Mexique, semant des graines de désobéissance civile dans tout le pays à deux mois de la présidentielle. Son cortège arrive à México pour le 1er mai. (...)mardi 18 avril 2006
Source : Le Monde diplomatique Et si le Mexique, lui aussi, basculait au centre gauche, avec la victoire de M. Andrés Manuel López Obrador (« AMLO »), du Parti de la révolution démocratique (PRD), lors de l’élection présidentielle du 2 juillet prochain ? Cette possibilité entretient l’espoir de millions de citoyens. Paradoxalement, elle ne paraît pas enthousiasmer les zapatistes, qui, surmédiatisés dans les années 1990, ont été quelque peu marginalisés depuis. Ayant construit silencieusement dans leurs fiefs une sorte d’autonomie, ils se lancent à leur manière dans la campagne électorale pour sortir de leur isolement. (...)dimanche 9 avril 2006
Source : Ce qu’il faut détruire Une guerre sourde menace les populations du Chiapas. Celle de l’Écotourisme. Les États mexicain et français, ainsi que des multinationales, investissent dans cette arme idéologique. « Un autre tourisme est possible », chantent-ils avec la connivence d’assos « solidaires ». La 2e édition du Forum International du Tourisme Solidaire ouvre ses portes à Tuxtla. Un cheval de Troie contre les communautés rebelles de la forêt Lacandone (...)vendredi 31 mars 2006
![]() Source : CSPCL « Là-bas en haut, me dit-il, en tournant son regard vers le bas, plein de rancœur, on n’invente pas seulement une religion où c’est celui qui possède qui vaut quelque chose et non celui qui est, on fabrique aussi des sortes de prêtres pour écrire et prêcher la doctrine du puissant auprès de ceux d’en haut et de ceux d’en bas. Ils sont comme des prêtres, mais aussi comme des policiers qui veillent à ce qu’on se porte comme il faut, à ce qu’on accepte l’exploitation et qu’on reste bien sages, en faisant “oui” ou “non” de la tête, en fonction de l’ordre qu’on reçoit. Pour que le puissant te nique aussi dans la pensée. Les grosses têtes qui se vendent à l’argent, ce sont ces prêtres de la pensée des gens d’en haut. » (...)jeudi 30 mars 2006
Source : ZNet Long ago, the Guadalajara dawn found Elías Contreras, the EZLN’s commissioner of investigations, sitting on one of the park benches in front of that cathedral which imposes its twofold power, the symbolic and the real, on the city of Guadalajara. Elías Contreras had come to this city in order to meet with the Ruso at his sandwich stall and, later, with the Chinese man Feng Chu in the public baths of the Mutualista, when he was involved in solving that unknown case of the Mal and the Malo. (...)mercredi 8 mars 2006
Source : CSPCL J’aimerais oser une réponse. Imaginer que, avec mes mains, je libère ses cheveux et son désir, que j’accroche un soupir à son oreille, et, alors que mes lèvres parcourent ses collines, comprendre que le monde est aussi grand que la soif que j’ai de son ventre. Ou pour être plus décent, essayer de dire que le monde est aussi grand que la folie de le faire “autre”, comme l’écoute qui est nécessaire pour embrasser toutes les voix d’en bas, comme cet autre souhait collectif d’aller à contre courant en réunissant les révoltes en bas, quand en haut il séparent les solitudes. (...)Source : ZNet jeudi 2 mars 2006
![]() Source : CSPCL Au nom du Système zapatiste de Télévision intergalactique, « la seule chaîne de télé à lire », tous nos remerciements pour nous permettre de pouvoir présenter ce programme spécial placé sous le patronage conjoint de « Huaraches Yepa, Yepa, le seul huarache mondialisé » et « Le Pozole aigre, un délice pour votre palais ! ». Nous saisissons cette occasion pour signaler que l’accès aux canaux qui retransmettent le SZTVI est réservé aux médias alternatifs de communication alternative ainsi qu’à toutes les personnes honnêtes et conséquentes, d’où qu’elles soient, sur l’ensemble de cette planète. Par courtoisie envers nos compañeras et compañeros, au lieu du pénible (et inefficace) système PPV - Payer pour voir -, le SZTVI a le plaisir de vous proposer son système NPPL (Ne pas payer pour lire). (...)jeudi 23 février 2006
Source : ZNet After a day of preparation meetings for the Other Campaign (it was September, it was dawn, there was rain from a far-off cloud), we were heading towards the hut where our things were when we ran into a citizen who all of a sudden came out with : "Listen, Sup, what are the zapatistas proposing ?" Without even stopping, I answered : "Changing the world." We reached the hut and began getting things ready in order to leave. Insurgenta Erika waited until I was alone. (...)vendredi 10 février 2006
Source : CSPCL Nous vous demandons juste de ne pas trop traîner parce que si cette rencontre se fait nous allons devoir le confirmer aux Zotres de « La Otra » à Tlaxcala. La date limite pour se décider est fixée au 10 février 2006. De l’Autre Orizoba dans l’Autre Veracruz. (...)jeudi 26 janvier 2006
Source : Relevé sur le Net... La sixième édition du Forum social mondial sera polycentrique. Bamako, Caracas, Karachi accueilleront les débats du raoût altermondialiste... Si d’élections en élections, un vent "alter" souffle sur l’Amérique latine, l’Europe, et la France en particulier, reste sourde à ces idées et aux changements. La faute à nos leaders candidats à la candidature ?
Consulter cette rubrique | Ça bouge au Sud Le rêve américain des gauches latinos Les effets dévastateurs du néo-libéralisme n’ont pas étouffé les mouvements sociaux (...) mercredi 11 janvier 2006
Source : CSPCL Vous pourrez trouver des photos, des enregistrements sonores et des vidéos faites lors des apparitions publiques du sous-délégué zéro dans différentes villes de l’État du Chiapas. La plupart de ces documents ont pour source le site d’Indymedia Chiapas et d’enlace zapatista. Toutes les vidéos ont été réalisées par les équipes d’Indymédia Chiapas. (...)novembre 2005
Source : Risal Nous nous sommes entretenus avec Guillermo Almeyra, professeur de sciences politiques à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), et éditorialiste au quotidien mexicain La Jornada. Guillermo Almeyra est notamment l’auteur de La protesta social en Argentina (Buenos Aires, 2004). (...)octobre 2005
Source : CSPCL Marches, consultations, conventions et rencontres ont marqué la stratégie politique de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) tout au long de cette décennie, avec un appel permanent à la participation de la société civile nationale et internationale. La Sixième Déclaration de la forêt Lacandone ("la Sixième Déclaration", publiée en juin 2005) s’inscrit dans cette lignée, affirmant plus que jamais que la guerre existant au Chiapas a les mêmes racines que les autres guerres dans d’autres régions du Mexique et du monde entier. De manière parallèle, elle revendique que la solution radicale aux demandes zapatistes et au conflit armé du Chiapas passe par la transformation du système économique néolibéral. (...) Discours d’inauguration de la première réunion plénière de l’Autre Campagne
par le sous-commandant Marcos (CSPCL)
Source : CSPCL Ce que nous allons faire, c’est, tous ensemble, secouer ce pays depuis en bas, le soulever, le renverser sur la tête. Pour qu’on puisse voir enfin tout ce qui est en trop, tous les mépris, toutes les exploitations. Nous allons le secouer pour découvrir qu’il n’est sans doute pas bien fait, qu’il ne devrait pas être de cette manière, et alors nous allons devoir le mettre à plat de nouveau (...)septembre 2005
![]() Source : CSPCL J’allais commencer par déblatérer contre ces intellos pro-AMLO et en-faveur-du-vote-pour-le-moins-pire qui affichent leur paresse intellectuelle en se contentant de couper/coller des phrases pour fabriquer des « lectures malsaines » (je suppose qu’il y a des gens pour les applaudir) ; ou qui, après de longs détours, finissent par nous avouer que leur psychanalyste et leur cuistot sont argentins ; ou qui voudraient appliquer à « l’autre campagne » les trois lois de la dialectique académique : « demande-moi pardon », « demande-moi la permission » et « demande-moi une orientation » (...)Source : Le Monde diplomatique Le premier sommet Amérique du Sud - Ligue arabe, qui s’est terminé au Brésil, le 11 mai, a marqué la volonté d’indépendance du sous-continent américain et son refus de l’unilatéralisme traditionnellement imposé par les Etats-Unis. Partout, ceux-ci sont en recul, confrontés à la grogne des mouvements populaires, à des gouvernements de gauche ou à la chute de présidents dont ils avaient fait leurs alliés. Cela ne signifie pas pour autant que l’Amérique latine marche d’un seul pas. (...) |