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« L'accroissement mondial des prix de l'immobilier est la plus grande bulle de l'histoire »(The Economist, 19 juin 2005)
 
 
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samedi 15 novembre
Source : Gilles Raveaud sur Alternatives Économiques
Il y a quelques mois, le Premier Ministre nous expliquait que “les caisses (de l’Etat) sont vides”. Aujourd’hui, les milliards semblent pleuvoir. Pourtant, les caisses des Etats sont toujours aussi vides qu’hier - et même plus. L’explication de cet apparent miracle, c’est l’endettement des Etats. Comment ça marche, la dette, et que peut-on en penser ? Je vous propose quelques éléments de réflexion. (...)
Source : Relevé sur le Net...
Les statistiques 2007 du Secours Catholique montrent que près du tiers des parents rencontrés vivent très en dessous du seuil de pauvreté. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour que leurs enfants n’en souffrent pas. (...)
 
jeudi 13 novembre
Source : RFI
Le Trésor américain ne rachètera pas les créances douteuses des banques. Outre la recapitalisation des banques, les 700 milliards de dollars votés par le Congrès serviront à aider des établissements non bancaires pour favoriser le crédit à la consommation. L’objectif est de relancer l’économie du pays, et surtout éviter une récession encore plus profonde.(...)
 
mardi 11 novembre
Source : ContreInfo
L’agence Bloomberg intente une action contre la Fed qui refuse de divulguer quels sont les bénéficiaires des prêts accordés en échange de la prise en pension de collatéraux, de titres gagés, suspectés d’être toxiques. Notons au passage que le problème n’est pas spécifiquement américain. La BCE, dont le bilan, comme celui de son homologue US gonflé par les prêts octroyés, vient lui aussi de dépasser - en euros - la somme astronomique de 2 000 milliards, s’était alarmée il y a peu de la qualité des titres reçus en dépôt. Tout cela peut sembler très technique, pourtant l’enjeu est on ne peut plus simple. En cas de faillite de l’emprunteur ou de dépréciation massive des titres gagés, c’est le contribuable qui paiera tout ou partie de la facture. (...)
 
lundi 10 novembre
Source : Les blogs du Diplo
Non sans une certaine fierté, l’agence officielle chinoise Xinhua a annoncé que les présidents américain George W. Bush et chinois Hu Jintao s’étaient téléphoné mardi 21 octobre « à propos de la coopération internationale face à la tourmente financière ». Le contenu du communiqué est d’une platitude absolue, les deux parties assurant qu’elles veulent collaborer pour sauver la planète financière. Mais c’est la deuxième fois en un mois que les deux chefs d’Etat se parlent par téléphone et tiennent à le faire savoir. A la (...)
Source : Acrimed

Depuis le mois de septembre, Le Monde a consacré en moyenne une dizaine de pages à la crise dont la moitié sur-titrée « la crise financière » et, à partir du 28 octobre, « la crise économique » [1]. Une masse d’informations et d’analyses : de l’origine de la crise, de son déroulement... et des remèdes qu’elle appelle pour un quotidien qui, comme nous le rappelions dans un article précédent « moralise et régule la spéculation »

Mais comment notre « quotidien de référence », depuis le mois de septembre (et jusqu’au 2 novembre) a-t-il rendu compte des conséquences sociales de la crise et des souffrances de ses victimes ? Force est de constater que, pendant cette période, dans Le Monde, les victimes extraordinaires qui vivaient et vivent de la spéculation ne pèsent pas du même poids que les victimes ordinaires qui en subissent massivement les effets. (...)

 
vendredi 7 novembre
Source : Naomi Klein
Dans les derniers jours avant l’élection, bien des républicains semblent avoir abandonné la lutte pour le pouvoir. Mais ne vous y trompez pas, cela ne veut pas dire qu’ils reculent sur tous les fronts. Si vous voulez voir de l’authentique huile de coude républicaine, regardez donc l’énergie qu’ils consacrent à jeter par la fenêtre une part considérable des 700 milliards de dollars du plan de sauvetage. Lors d’une récente audition de la Commission sénatoriale sur le secteur bancaire, le sénateur républicain Bob Corker était attelé à cette tâche et a gardé à l’esprit une échéance claire : l’investiture du prochain président des États-Unis. « A quelle hauteur pensez vous que les fonds auront été dépensés d’ici le 20 janvier ? » a demandé Corker à Neel Kashkari, l’ancien banquier de 35 ans en charge du plan de sauvetage. (...)
 
mardi 4 novembre
Source : CADTM

Le sauvetage des banques et des assurances privées réalisé en septembre-octobre 2008 constitue un choix politique fort qui n’avait rien d’inéluctable et qui plombe l’avenir à plusieurs niveaux décisifs.

Tout d’abord, le coût de l’opération est entièrement porté à charge des pouvoirs publics, ce qui entraînera une augmentation très importante de la dette publique |1|. La crise capitaliste actuelle, qui durera au moins plusieurs années, voire une dizaine d’années |2|, va entraîner une réduction des recettes de l’Etat alors qu’augmenteront ses charges liées au remboursement de la dette. En conséquence, les pressions pour réduire les dépenses sociales vont être très fortes. (...)

Source : Acrimed
Septembre 2008. A la veille de la plus grosse crise financière que le capitalisme ait connue, les commentateurs des médias sont unanimes : les caisses de l’Etat sont vides, les impôts sont encore trop lourds et les fonctionnaires trop nombreux. Dès le début de la pandémie les mêmes sont de nouveau unanimes : cet Etat-là doit sauver le capitalisme. Mais comment le pourrait-il puisque les caisses sont vides, et les impôts déjà trop lourds ? C’est à n’y plus rien comprendre...
 
lundi 3 novembre
Source : Nonfiction.fr
Les États-Unis ont improvisé en 2008 la renationalisation des institutions vitales pour leur survie économique, expérimentant, pour ce faire, diverses formules. Par exemple, en recourant au subventionnement massif (avec près de 30 milliards de dollars) dans le cas du sauvetage en catastrophe d’une banque d’investissement, comme ce fut le cas avec Bear Stearns au mois de mars. Ou bien à la création d’un glacis réglementaire, comme dans le cas d’une autre banque d’investissement, Lehman Brothers (...)
 
dimanche 2 novembre
Source : ContreInfo
La crise de 1929 s’était soldée, après-guerre par la naissance du compromis de 1945, déjà en germe dans la politique du New Deal, menée à partir de 1933 par Franklin Roosevelt. Dans sa variante française, ce compromis s’organisait autour de la réglementation bancaire, la constitution d’un système bancaire quasiadministré finançant la politique industrielle, la négociation collective, la création d’une protection sociale obligatoire. Les accords de Bretton Woods scellaient ensuite le nouveau système monétaire international, centré sur l’hégémonie du dollar. C’est un nouveau compromis social, à l’échelle (et un compromis monétaire et réglementaire entre les trois zones) des trois principales zones monétaires (euro, dollar, yen), qui s’avère aujourd’hui nécessaire. La re-réglementation du marché financier doit se faire à l’échelle internationale. Elle doit notamment interdire la titrisation. A plus long terme, un pas en avant vers une Europe Fédérale doit être amorcé. Un budget fédéral, doté d’une personnalité juridique lui permettant de se financer par l’emprunt, comme aux Etats-Unis, est plus que jamais nécessaire. (...)
 
mercredi 15 octobre
Source : Savoir/Agir via Fondation Copernic
La crise qui a éclaté en août 2007 dans le compartiment financier des prêts hypothécaires à risque élevé (subprime) clôt le cycle économique états-unien débuté fin 2002. En cela elle a, comme toutes les crises, un aspect conjoncturel. Mais elle a plusieurs dimensions structurelles importantes. C’est d’abord la plus sérieuse des « crises financières systémiques » nées de la libéralisation et de la mondialisation financières qui ont eu lieu depuis 1987. Les États-Unis, déjà siège du krach boursier de 2001, en sont de nouveau l’épicentre. Cette fois-ci ce n’est pas un marché de titres, le Nasdaq, qui en est le champ, mais le système bancaire. (...)
 
lundi 13 octobre
Source : Tropical Bear

Pendant des années, les opérateurs se sont endettés à outrance, pour acheter à crédit (donc avec effet levier) de l’immobilier, des actions (de tous les pays et sur tous les secteurs d’activité), et un peu plus tard des matières premières.

Puis est arrivé un moment où ils ne sont plus parvenus à augmenter leur endettement. Le deleveraging est alors apparu : C’est l’inverse du mouvement précédent.

Les opérateurs (banques, hedge funds et fonds de placements, ménages) sont obligés de vendre leurs actifs parce qu’ils ont un besoin en cash de plus en plus urgent pour rembourser leurs dettes. (...)

 
samedi 11 octobre
Source : Telos
Au niveau de chaque pays, le coût des sauvetages bancaires va devoir être partagé entre les épargnants (dévalorisation de leurs actifs), les contribuables (hausse des impôts) et l’ensemble des ménages (prestations sociales, équipements publics...), la répartition dépendant en grande partie de l’évolution à venir de l’inflation (difficile de dire aujourd’hui si l’on va vers plus d’inflation en raison de politiques monétaires très accommodantes ou au contraire vers une déflation à la japonaise). Au niveau international, les pays créanciers nets subiront des pertes en capital à cause de la baisse de la valeur de leurs créances, tandis que les pays débiteurs nets risquent de rencontrer des difficultés à se financer. (...)
 
vendredi 10 octobre
Source : NYT via ContreInfo
Pourquoi avons-nous besoin d’une coopération internationale ? Parce que nous avons un système financier mondialisé dans lequel une crise qui a commencé avec une bulle immobilière en sur les appartements en Floride et les McManoirs de Californie a provoqué une catastrophe monétaire en Islande. Nous sommes tous dans le même bateau et nous avons besoin d’une solution commune. (...)
 
mercredi 8 octobre
Source : Les Échos
A la vérité, il était deux fois déficitaire du point de vue de la légitimité politique. Comme le demeure, quoique à un degré bien inférieur, le plan de « bail-out » des ménages. Car ce dernier, lui aussi, reste dans la logique du plan d’urgence et, tel quel, manque de son indispensable prolongement. Le nom qu’on peut donner à ce dernier est bien connu : la conditionnalité. Qu’il faille sauver la finance, sauf à ce qu’elle nous engloutisse tous avec elle, c’est une chose. Mais que cela soit accompli sans les plus sévères contreparties, ce serait proprement intolérable. Aussi, le véritable plan de sortie de crise ajoute immédiatement à la parade d’extrême urgence un schéma d’arraisonnement définitif de la finance libéralisée. Car seul le projet fermement affirmé d’empêcher à tout jamais ces agents de nuire à nouveau peut en définitive justifier pleinement qu’on vienne à leur secours. (...)
Source : Recherche en histoire visuelle
L’adoption du plan Paulson par la Chambre des représentants le vendredi 3 octobre met fin aux « folles journées » de septembre. Si cette décision était attendue et nécessaire après le chaos qu’avait provoqué un premier rejet du plan, elle ne signifie nullement la fin de la crise financière. Cette dernière va continuer à s’approfondir et à manifester ses effets dans le secteur réel comme dans le secteur financier[1], mais sous des formes qui, pour un temps, seront sans doute moins catastrophiques sauf si une spéculation brutale devait se développer à brève échéance sur les taux de change[2]. Le plan Paulson et le déficit budgétaire qu’il va induire, soulèvera à terme le problème de la dette souveraine des Etats-Unis. (...)
 
mardi 7 octobre
Source : Relevé sur le Net...
Sans que la plupart des gens ne le remarque, l’équilibre entre travail et capital vient de changer car la « déréglementation financière » a ouvert la porte à une troisième puissance, celle de l’actionnariat. Ce « nouveau venu » va pouvoir imposer ses vues aux deux autres forces en présence car il est sans entraves. Il n’est plus possible de résister à ces exigences qui ne font qu’augmenter. Toute puissance ne s’arrêtant que lorsqu’elle rencontre une puissance capable de la contrecarrer. Les chantres du libéralisme ont beau vanter les mérites d’autorégulation de la finance, les crises qui ont émaillé le 20ème siècle prouvent que l’ultralibéralisme est fragile, instable mais certainement pas responsable. Et jamais la moindre leçon n’a été tirée de ces scénarios peu glorieux. (...)
 
dimanche 5 octobre
Source : Tropical Bear
Le « gigantesque » plan Paulson de 700 milliards de $ a donc été finalement adopté. Seul problème : les besoins en liquidités du système financier s’accélèrent à un rythme exponentiel, et le gel des marchés de crédit aussi. (...)
 
vendredi 3 octobre
Source : Le Plan B
L’ouragan financier navre les barons de l’information  : ils avaient placé leurs euros en Bourse. Et ceux qui, dix ans plus tôt, célébraient « la dure et juste loi des marchés financiers » (Le Monde, 17.9.98) pestent à présent contre le capitalisme « immoral ». (...)
 
mercredi 1er octobre
Source : Michael Moore via ContreInfo
Permettez-moi d’aller droit au but. Le plus grand holp-up de l’histoire de ce pays se déroule au moment même ou vous lisez ces lignes. Aucune arme à feu n’est utilisée, mais 300 millions de personnes ont été prises en otages. Ne nous méprenons pas : Après avoir dérobé 500 000 milliards de dollars qui ont été empochés depuis 5 ans par leurs soutiens les profiteurs de guerre, après avoir garni de plus d’une centaine de milliards de dollars les poches de leurs amis les pétroliers depuis deux ans, Bush et ses potes - qui doivent bientôt quitter la Maison Blanche - sont en train de piller le Trésor américain de chaque dollar qu’ils peuvent récupérer. (...)
Source : The Guardian
The problems in the US economy and financial system have been apparent for years. But that didn’t prevent America’s leaders from turning to the same people who helped create the mess, who didn’t see the problems until they brought us to the brink of another Great Depression, and who have been veering from one bail-out to another, to rescue us.
 
mardi 30 septembre
Source : Revue de la régulation
La crise financière, rampante depuis l’été 2007, a connu un tournant majeur entre le dimanche 14 septembre et le vendredi 26 septembre 2008. L’accélération brutale des événements en a changé qualitativement la nature. On est ainsi passé du stade d’un nouveau choc dans le système bancaire et financier américain (la faillite de Lehman Brothers) au constat public de la fin de l’hégémonie financière américaine qui datait depuis 19451, en passant par l’évocation du spectre d’un effondrement total du système bancaire comme en 1929. Ces journées dramatiques constituent un de ces « moments » historiques où sont testées tout autant les stratégies que les doctrines et les théories qui les sous-tendent. (...)
Source : Savoir/agir via Fondation Copernic
La crise actuelle révèle des changements structurels du capitalisme. Les banques d’affaires et les agences de notation ont réduit leur « aversion au risque » dans un contexte marqué par une abondante épargne mondiale. La titrisation des créances, dont Michel Aglietta décrit ici les mécanismes, traduit une accélération de ce processus, générateur de profits bancaires démesurés. Mais le retournement sur le marché immobilier a provoqué une crise qui menace le système d’effondrement. Michel Aglietta plaide pour que toutes les institutions de crédit, et pas seulement les banques, soient soumises au contrôle des banques centrales. Mais cela ne sera pas possible une impulsion politique en ce sens. (...)
 
vendredi 26 septembre
Source : NYT via ContreInfo

L’ « accord de principe » bipartisan publié jeudi semble bien meilleur que le plan Paulson original. Il met M. Paulson lui-même sous la surveillance fort utile d’un adulte, en demandant la création d’un conseil de surveillance doté d’un pouvoir de révocation [2]. Il limite également les ressources allouées à M. Paulson : il a seulement (seulement !) le droit d’utiliser 250 milliards dans l’immédiat.

Cet accord prévoit également de limiter les revenus des dirigeants des entreprises qui obtiendront des fonds fédéraux. Plus important encore, elle exige que toute opération de financement se traduise par une prise de participation. (...)

 
mardi 23 septembre
Source : Recherche en histoire visuelle

Il ne fait aucun doute que cette « folle semaine » laissera des traces profondes non seulement dans l’économie, mais aussi dans les représentations. Le retour de l’État a signifié un brutal retour du principe de réalité. Ceci n’implique pourtant pas que le travail d’excuse et d’auto-justification ne soit en place. Il implique donc de bien préciser les leçons que l’on peut tirer des événements de ces derniers jours.

Typique de ce travail d’auto-justification est le discours apparemment critique tenu par divers responsables politiques. Ainsi, en France, le premier ministre François Fillon va-t-il depuis Rome dénoncer le « dévoiement de la finance » comme l’une des cause de cette crise. Aux Etats-Unis, John McCain, qui s’est illustré durant cette semaine par un mémorable « les fondamentaux de l’économie américaines sont sains », concentre désormais ses critiques contre l’irresponsabilité des banquiers et le soutien qu’ils trouvent auprès du gouvernement.

 
dimanche 21 septembre
Source : NYT via ContreInfo
Je déteste avoir à le faire, mais au vu de ce qui filtre sur le contenu du plan de sauvetage, je dois dire que je ne suis pas d’accord. Pas tant que le Trésor n’aura pas expliqué très clairement comment il est censé fonctionner, en dehors d’aboutir à faire payer par les contribuables une surprime pour des actifs douteux. (...)
 
vendredi 19 septembre
Source : NYT via ContreInfo
Dimanche dernier Henry Paulson, le secrétaire au Trésor, avait tenté de définir une limite aux opérations de sauvetage des entreprises financières. Quatre jours plus tard, confronté à une crise qui échappe à tout contrôle, une grande partie des responsables à Washington semble avoir décidé que le gouvernement n’est pas le problème, mais bien la solution. L’impensable - le rachat par le gouvernement de la majeure partie des créances douteuses du secteur privé - est devenu inévitable. (...)
 
jeudi 18 septembre
Source : Tropical Bear

Après la faillite de Lehman (plus de 600 milliards d’actifs) et la quasi-faillite d’AIG (n°3 mondial de l’assurance avec 1000 milliards d’actifs environ), d’autres banques de taille "moyenne" sont dans une situation critique : Wachovia, et de nombreuses banques régionales US, le N°1 mondial Citigroup n’étant pas à l’abri à plus long terme.

Tous ces évènements, aussi spectaculaires qu’ils soient ne doivent pas nous faire oublier l’essentiel : Nous ne sommes toujours pas dans le coeur de la crise.

 
mercredi 17 septembre
Source : SLOVAR les Nouvelles

Souvenez-vous, c’était au début du 21 eme siècle. Il n’existait plus que deux camps (ou écoles) en termes socio économiques : Les « archaïques » et les « modernes »

Les archaïques (ou ringards au choix) défendaient

Une protection sociale ambitieuse pour tous les citoyens Des services publics performants et accessibles à tous (...)

 
mardi 16 septembre
Source : The Guardian via ContreInfo
Le refus de toute réglementation vue comme une entrave à l’innovation financière, la malhonnêteté des banques et des entreprises qui ont déployé des trésors d’ingéniosité pour contourner les règles existantes, voilà selon Joseph Stiglitz quelles sont les causes de cette crise, dont l’incompétence des responsables américains actuels rend l’issue toujours incertaine. Restera, quoi qu’il en soit, à régler la facture des errements de la finance, et c’est à la collectivité que cela va incomber. (...)
 
mardi 9 septembre
Source : Alternatives International
Fannie Mae et Freddie Mac ? Deux acteurs incontournables du marché immobilier américain qui viennent de connaître quelques déboires. Au cours de la semaine du 7 au 12 juillet, le cours de l’action de ces deux géants avait baissé de 47% (Fannie Mae) et de 45% (Freddie Mac). Ils représentent, à eux deux, 45% de l’encourt actuel des prêts immobiliers aux Etats-Unis, soit la coquette somme de 5.300 milliards de dollars 1 . Tout risque de faillite d’un de ces ceux deux piliers aurait des conséquences cataclysmiques pour l’économie américaine et pour le dollar, car la dette émise par ces deux agences est considérée comme aussi sûre que des emprunts d’état. (.. ;)
 
lundi 8 septembre
Source : Les blogs du Diplo
S’il était besoin de le préciser, autant prendre le temps de le dire très explicitement : s’occuper à entrer dans le détail de ses mécanismes n’est pas faire de la finance une entité complètement autonome, coupée de tout et capable d’une vie propre sans contact aucun avec le reste de l’économie. Mais n’a-t-on pas soutenu que la finance a une capacité d’expansion radicalement autocentrée, qu’elle développe ses produits et ses marchés à l’abri d’indigents alibis de « service à l’économie réelle », avec pour seule finalité la (...)
 
samedi 30 août
Source : The Guardian

Britain is facing "arguably the worst" economic downturn in 60 years which will be "more profound and long-lasting" than people had expected, Alistair Darling, the chancellor, has told the Guardian today.

In the government’s gravest assessment of the economy, which follows a warning from a Bank of England policymaker that 2 million people could be unemployed by Christmas, Darling admits he had no idea how serious the credit crunch would become.

 
lundi 16 juin
Source : Le Monde diplomatique
Un paradoxe à l’ère des privatisations : les fonds d’investissement détenus par des Etats et des banques centrales — joliment appelés « fonds souverains » — ont opéré leur entrée en force dans le capital des multinationales, notamment financières. Ces dernières en sont d’autant plus friandes que la crise des crédits hypothécaires, née aux Etats-Unis, fragilise leurs bilans et les rend assoiffées de liquidités. « Ils ne nous aiment pas, mais ils veulent notre argent », a résumé la ministre des finances de la Norvège, un (...)
 
lundi 14 avril
Source : L’Humanité

Où va mener la crise dite des « subprime » ? Pour répondre à cette question, on peut se placer à trois horizons différents. Trois horizons

Premier horizon : la crise des crédits immobiliers américains n’est pas finie et ses conséquences sur le système bancaire vont continuer de se faire sentir dans les mois qui viennent. Des centaines de milliers de ménages américains ont été expropriés, des millions d’autres vont l’être dans les deux ans qui viennent. Les prix du m² continuent de baisser dans plusieurs grandes villes américaines. Après les pertes énormes confessées par les toutes premières banques internationales comme Citigroup ou Merrill Lynch, la confiance n’est pas rétablie sur le marché monétaire malgré les efforts répétés et coordonnés des banques centrales. Ne sachant pas si d’autres pertes dissimulées dans les bilans ne vont pas provoquer de nouvelles faillites comme celle de la banque Northern Rock aux États-Unis, les banques hésitent à se prêter entre elles. (...)

Source : L’Humanité
La crise actuelle est plus qu’une crise bancaire, parce qu’elle met en cause la configuration de l’économie mondiale. Celle-ci revêt trois grandes caractéristiques. La première est la baisse de la part salariale à l’échelle mondiale. Mais l’augmentation des profits qui en résulte ne conduit pas à un surcroît d’accumulation productive. Le profit non investi augmente régulièrement et va nourrir la sphère financière. Celle-ci augmente ensuite en fonction des déséquilibres de l’économie mondiale : déficit commercial des Etats-Unis d’un côté, excédents de l’Europe, du Japon, des pays « émergents » et/ou producteurs de pétrole, de l’autre. Le besoin de financement de l’économie étasunienne se creuse et nécessite une arrivée de flux de capitaux croissants. Enfin, la déréglementation financière rend impossible le contrôle de ces flux financiers qui parcourent le monde à la recherche de rendements extravagants. (...)
 
dimanche 30 mars
Source : Le Grand Soir
Depuis août 2007, les banques nordaméricaines et européennes sont sous les feux de l’actualité à cause de la crise très sévère qu’elles traversent, et qu’elles font traverser au système économique néolibéral dans son ensemble. Le montant actuel des dépréciations d’actifs auxquelles elles ont dû procéder dépasse 200 milliards de dollars. Plusieurs services d’études des banques et des économistes chevronnés considèrent que la facture dépassera 1000 milliards de dollars (1).
Comment les banques ont-elles pu construire un montage de (...)
 
samedi 22 mars
Source : Les éco-comparateurs
Bear Stearns a tout simplement été victime du pire accident possible pour une banque : un « bank run ». Ce mécanisme est plutôt connu pour les banques de dépôt. Il faut savoir que les banques ne disposent pas, sous forme de liquidités, de la totalité de l’argent que leurs clients leur ont prêté : les contreparties des dépôts sont des titres acquis par la banque, ou des crédits accordés. C’est la nature même du métier bancaire : collecter de l’argent, en le rémunérant, et le prêter, en gagnant de l’argent sur la différence entre le rendement perçu et le rendement versé. Bear Stearns était une banque d’affaires, ce qui signifie qu’elle ne collectait pas d’argent sous forme de dépôts, mais sous forme d’émission de titres ; le principe général reste le même. (...)
Source : In These Times

Predictably, many borrowers are now defaulting on their loans, meaning losses for financial institutions that hold mortgages and mortgage-backed securities. The Fed responded with what author Naomi Klein calls disaster capitalism - the age-old practice of using a crisis to enrich corporate interests. In this case, the Fed is using the housing emergency to justify giving taxpayer cash to Wall Street in exchange for its worthless mortgages.

“What the Fed really did was lend money to banks and accept the counterfeit currency as collateral, treating it just as though it were real money,” says Dean Baker, the co-director of the Center for Economic and Policy Research. (...)

 
vendredi 21 mars
Source : Rue89
Traversant sa "plus grave crise depuis la Seconde Guerre mondiale", selon l’ancien président de la banque centrale américaine Alan Greenspan, la finance mondiale fait aujourd’hui face à un "risque de rupture", pour le patron du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn. Comment en est-on arrivé là ? Sommes-nous au début d’une grave crise économique ? (...)
 
mardi 18 mars
Source : ContreInfo
Devant l’absence de l’autorité et du courage politique requis pour trancher dans le vif, la Fed en est réduite aux expédients qui, s’ils permettent de masquer l’ampleur des pertes, retardent l’heure de vérité et compromettent le dollar. Pour sauver Wall Street, Bernanke exporte la crise et fait naître une poussée de fièvre inflationniste mondiale, au risque d’un retour de bâton dévastateur : l’abandon du dollar comme monnaie de réserve mondiale. (...)
 
lundi 17 mars
Source : Le Monolecte

Dans la série on nous pond dans la tête, à quel moment est-il devenu évident qu’il fallait absolument devenir propriétaire de son logement ?

J’étais en train de lire le bouquin de Mona (pas à l’instant même, mais pendant la période où je le lisais le soir au lit, à l’heure où les paupières se font lourdes) lorsque je tombai sur deux émissions de télé, une made in USA et une bien de chez nous, encore que je serais curieuse de voir le copyright du concept. (...)

 
lundi 10 mars
Source : Tropical bear
Deux marchés anticipent actuellement deux situations économiques opposées : Les matières premières, en particulier le pétrole, l’or et les matières premières agricoles anticipent une accélération de l’inflation, alors que les marchés obligataires avec des taux historiquement bas anticipent au contraire une disparition de l’inflation, et des menaces déflationnistes. L’un des deux va donc se tromper, reste à savoir lequel. (...)
 
dimanche 2 mars
Source : Libertes & Internets

Le dirigeant de l’assocation anti-raciste Jesse Jackson a attiré l’attention sur ce qui semble avoir été une volonté délibérée des courtiers en crédits de pousser les clients Noirs et Latinos vers des prêts immobiliers dits “à risque” (subprime), c’est à dire consentis à des ménages à la solvabilité fragile mais en échange de taux d’intérêt très élevés.

Quand un client Noir ou Latino se présentait pour un crédit immobilier, on lui vendait du “subprime”, indépendamment de sa solvabilité. (...)

 
vendredi 22 février
Source : Financial times, traduction ContreInfo
L’économiste Marin Wolf, éditorialiste au Financial Times, reprend à son compte les thèses de Roubini, et détaille le scénario conduisant au krach financier et à une récession qui pourrait durer plus d’un an, rédigé par ce dernier. Y a t-il des chances d’y échapper ? Peu, juge Wolf, bien peu.
[arton1726.jpg]
Par Martin Wolf, Financial Times, 20 février 2008
« Je dirais à mes auditoires que nous ne sommes pas face à une bulle mais à une mousse - de nombreuses petites bulles locales qui ne grandissent jamais à un point (...)
 
dimanche 3 février
Source : TomDispatch via ContreInfo
Une crise peut en cacher une autre. Parmi les causes qui ont conduit au désastre des subprimes, Michael Klare rappelle le rôle crucial tenu par le coût de l’énergie. Dans une société où les McMansion, l’urbanisme extensif et ses longs trajets en 4x4 gagnés par l’obèsité sont consubstantiels au rêve américain, le passage de la facture pétrolière de 45 milliards en 1998 à 400 milliards aujourd’hui a contribué a fragiliser des ménages lourdement endettés. (...)
 
samedi 2 février
Source : Los Angeles Times

Ideologues use times of crisis as an opportunity to foist their economic policies on desperate societies.

Moody’s, the credit-rating agency, claims the key to solving the United States’ economic woes is slashing spending on Social Security. The National Assn. of Manufacturers says the fix is for the federal government to adopt the organization’s wish-list of new tax cuts. For Investor’s Business Daily, it is oil drilling in the Arctic National Wildlife Refuge, "perhaps the most important stimulus of all." (...)

 
jeudi 24 janvier
Source : Les Échos
Le professeur Shiller ne mâche pas ses mots : la crise immobilière qui frappe les Etats-Unis est la plus grave depuis la Grande Dépression, affirme ce spécialiste. Disséquant les mécanismes à l’oeuvre sur un « marché d’amateurs », il regrette le manque de lucidité de nombreux acteurs. Et, alors que la tourmente s’étend aux places boursières, met en garde contre ses conséquences. (...)
 
mardi 22 janvier
Source : Wikipédia
En économie, la déflation caractérise une période suffisamment longue durant laquelle une baisse générale des prix est observée. Le phénomène opposé (hausse des prix) est l’inflation. En règle générale, la déflation est la traduction d’un net ralentissement ou d’une baisse de la demande, et elle est associée à une période peu favorable à l’activité économique. Néanmoins, une période économiquement morose n’est pas forcément conjuguée à une déflation. (...)
 
lundi 21 janvier
Source : Tropical bear

Ils s’appellent « monoliners », « monoline » ou « réhausseurs de credit », et on entendra de plus en plus parler d’eux à l’avenir. Sans doute pas en bien.

Ce sont des compagnies qui garantissent des crédits divers (collectivités locales, immobilier, crédit à la consommation). Les deux sociétés leaders de ce secteur s’appellent MBIA et Ambac. (...)

 
samedi 19 janvier
Source : Tropical bear
Mais en réalité, ce que nous observons est une crise du crédit et de la consommation au sens large (crise systémique), c’est à dire que le système basé sur une expansion du crédit à 4000 milliards de $/an et un taux d’épargne des ménages nul est en train de caler. Nous avons alors un problème à 4000 milliards de $ par an au lieu de 150 milliards...et plus si le crédit se contracte. Et là, il dépasse largement les moyens d’action de Bush ou de la FED. (...)
 
jeudi 17 janvier
Source : Libération
L’impact du crash immobilier est énorme. Selon les dernières estimations, le prix des maisons s’effondrerait à un rythme annuel de 11,3 %, ce qui représenterait une perte virtuelle de 2 200 milliards de dollars et conduirait à une baisse de la consommation de plus de 100 milliards de dollars... Les oracles pensaient au départ que la crise serait circonscrite aux subprimes, ce fameux secteur des prêts hypothécaires. Mais on s’aperçoit qu’elle a désormais un impact sur la consommation, qui représente 70 % de notre économie. Les gens ne peuvent plus hypothéquer leur maison et emprunter pour consommer... (...)
 
lundi 14 janvier
Source : Le Monde diplomatique
Début août, une crise financière est née aux Etats-Unis dans le secteur des prêts hypothécaires. Elle s’est immédiatement propagée à d’autres parties du système financier mondial, avec une rapidité et une ampleur qui ont surpris la collectivité des investisseurs et des opérateurs (les « marchés »), aussi bien que les observateurs. Les banques centrales sont intervenues très vite, en particulier par la fourniture de crédit à taux très bas à l’intention des banques en difficulté (ce qu’on nomme la création de liquidités) (1). Depuis début septembre, des phases d’accalmie ont alterné avec l’annonce de nouvelles difficultés de sociétés financières ou de banques. (...)
 
lundi 7 janvier
Source : Les Echos
L’économie mondiale a connu de bonnes années. La croissance a été forte, le fossé entre pays développés et pays en développement s’est rétréci, avec une forte croissance en Inde et en Chine. Même l’Afrique ne s’en est pas si mal sortie, avec une croissance de plus de 5 % en 2006 et 2007. Mais cette période faste touche peut-être à sa fin. On s’inquiète depuis des années du déséquilibre causé par les énormes emprunts américains. L’instant de vérité est arrivé, avec la multiplication par quatre des prix du pétrole depuis 2003 - à laquelle l’Amérique a contribué avec sa guerre en Irak. (...)
 
samedi 22 décembre 2007
Source : London Review of Books
At the point when we bought our house in 1996, average house prices in the UK, adjusted for inflation, were some way below the levels they’d hit in the late 1980s bubble. Clapham was then still a place people moved to when they had families and wanted larger and cheaper houses, and were willing to move south of the river to get them. When house prices began to go up, this area began to be colonised by bankers and City types. We were the last non-City people to move into the street where we live - the last of the aborigines. These days, as houses become an ever more critical capital asset, there is a constant va-et-vient of renovation, a non-stop turmoil of attics being done, basements being dug out, skips being filled, scaffolding put up and everything knockable being knocked through. (...)
 
dimanche 16 décembre 2007
Source : New York Times via ContreInfo
« Comment tout cela va-t-il se terminer ? Les marchés ne retrouveront pas un fonctionnement normal tant que tous les cadavres - les créances douteuses - n’auront pas été sortis des placards. Et cela ne se produira probablement pas avant que l’immobilier n’ait fini de baisser et que les entreprises financières n’aient apuré toutes leurs pertes. Cela prendra sans doute des années. » (...)
 
samedi 24 novembre 2007
Source : The Economist - traduit par ContreInfo
« Je prévois maintenant le risque d’un effondrement aggravé du crédit et des liquidités se transformant en krach généralisé du système financier, d’une gravité et d’une ampleur jamais observée auparavant. » Nouriel Roubini est économiste et a occupé la fonction de conseiller auprès du ministre des finances dans l’administration Clinton. (...)
 
mercredi 14 novembre 2007
Source : Libération
L’ordre d’expulsion est arrivé la veille chez Tim et Gloria Ferris. A 9 heures tapantes, un policier frappe à leur porte, tandis que deux camions de déménagement payés par la banque se garent devant la petite maison de bois de ce couple de sexagénaires. « Je passe mon temps à faire des expulsions » , lâche le policier du bureau du shérif. « J’en fais onze tous les jours, de neuf heures du matin à une heure et demie de l’après-midi... » Il ajoute qu’à Cleveland, où les températures peuvent chuter à - 20 °C l’hiver, les saisies ont lieu quelle que soit la saison. (...)
 
vendredi 9 novembre 2007
Source : The Guardian
J’observe les marchés financiers depuis plus trente ans. Durant cette période, des crises ont surgi et se sont résorbées. Mais celle qui se déroule depuis août, et qui s’est intensifiée la semaine dernière est la plus grave. Non seulement parce que ses conséquences se propagent en cascade à travers le monde à cause des connexions globales de la finance, mais aussi parce que les autorités, particulièrement en Amérique et en Grande Bretagne, ont perdu le contrôle et n’ont pas les moyens de le reprendre aussi rapidement que (...)
 
jeudi 1er novembre 2007
Source : Nouvel Obs
Plus de 2 millions d’Américains pourraient perdre leur maison dans les mois qui viennent victimes de prêts immobiliers à risque, les fameuses « subprimes ». Mais il ne s’agit là que de la partie émergée de la dette : cartes bancaires, emprunts étudiants, prêts sur salaire constituent l’envers du rêve américain (...)
 
mardi 9 octobre 2007
Source : Le Monde diplomatique
« La tourmente que traversent actuellement les marchés financiers va peser sur la croissance mondiale », estime le directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), M. John Lipsky. Plus soucieux que lui de rassurer l’opinion (et les investisseurs), les gouvernants des Etats-Unis, d’Europe et du Japon prétendent que les fluctuations boursières ne constitueraient qu’un simple accident de parcours dans un ciel dégagé. L’agitation a été enclenchée par la faillite aux Etats-Unis d’un marché de l’immobilier gorgé de crédits distribués sans discernement (...)
 
vendredi 5 octobre 2007
Source : L’économie politique
Même si cela est fort désagréable, on est donc forcé de reconnaître que ces bulles successives créent bien de la richesse réelle. Mais ces bulles sont le privilège des Etats-Unis, seul pays à pouvoir se permettre de convoquer l’épargne de la planète aussi facilement. De plus, elles profitent à quelques uns, et entraînent la ruine de milliers de personnes. Enfin, elles mettent en péril la stabilité de l’économie mondiale. (...)
 
lundi 24 septembre 2007
Source : The Economist

Does the latest financial crisis signal the end of a golden age of stable growth ?

IF ECONOMICS were a children’s tale, a long period of rising incomes and improving living standards would always be followed by a big, bad recession. Rising unemployment, falling spending and contracting output-such is the inevitable reckoning for the good times of plentiful jobs and abundant earnings that went before. The hangover needs to be commensurate with the party. (...)

 
vendredi 21 septembre 2007
Source : Le Monde
East New York, un quartier déshérité de Brooklyn. Ici, plus de la moitié de la population est noire ou latino. Les immigrants récents sont issus de la péninsule indienne. Image convenue de l’Amérique : des enfants jouent au basket dans la rue. Image moins traditionnelle : le nombre impressionnant de personnes à la bouche largement édentée. A l’angle de la rue Chestnut et de l’avenue Pitkin, une affiche couvre le mur d’un bâtiment de briques rouges."We make dreams come true" ("Nous réalisons vos rêves"). United Home réhabilite du vieux pour vendre du neuf. "Ce sont des rats", tranche Lionel Ouellette, de l’association Changer, qui s’occupe d’"activités communautaires".
 
samedi 15 septembre 2007
Source : Information Clearing House, traduction Contre Info
Ralentissement ou récession ? Hard landing ou soft landing ? La crise financière provoquera-t-elle un atterrissage brutal ou en douceur des économies ? Personne n’en sait rien, mais les dégâts sont d’ores et déjà sensibles. Chômage, faillites en chaîne et menace d’une récession sévère inquiètent tous les observateurs. « Nous nous sommes laissés endormir par la potion magique du crédit facile, » juge l’essayiste Mike Whitney, toujours en verve, et qui manifeste cette fois une pointe d’énervement. Mais comment ne pas être énervé justement, par la perspective d’une crise très prévisible et que l’on a pourtant laissé couver au nom de la religion du laisser faire ? Quant aux conséquences - peut-être dévastatrices - elles seront comme toujours payées au premier chef par les plus démunis. (...)
Source : The Independent

Yesterday something happened that I have not seen in my lifetime, a run on a major British bank. There were queues outside Northern Rock branches as depositors tried to get their money out.

This is the sort of event that happened in America after the Great Crash of 1929. For Northern Rock, this is catastrophe. For the rest of us it marks the end of an era of easy money. (...)

 
mercredi 12 septembre 2007
Source : Fakir
Au Logement, aux Transports puis à l’éducation, Gilles de Robien a passé cinq ans dans les ministères. Avec quel bilan, ses années parisiennes ? Pas bien lourd : des appartements pour les riches, des camions sur les autoroutes et moins de profs dans les écoles. De quoi expliquer que, impopulaire jusqu’à l’UMP, il déserte la capitale et s’en retourne à Amiens...
 
mercredi 29 août 2007
Source : Challenges
Mais au-delà des subprimes, il y a d’autres raisons à la crise. D’abord, la collusion croissante entre les différents acteurs de la vie financière qui ont intérêt à entretenir cette bulle qui enrichit tous les intervenants de la chaîne, du courtier en prêts insolvables qui, lorsqu’il vend son prêt sait déjà qu’il va provoquer la faillite d’une famille, jusqu’au gestionnaire qui rajoute de la dynamite dans des fonds monétaires dynamiques. Leur objectif, quelque soit le prix à payer, est de retrouver en 2007 les niveaux de bonus atteints en 2006. Or dès début 2007, tout le monde sait que les conditions économiques ne sont plus là pour alimenter une nouvelle année de hausse sur les marchés financiers. Tout le monde connaît l’existence d’une bulle immobilière.
 
vendredi 24 août 2007
Source : Socialist Worker

THE BUSINESS world’s first line of defense has become clear. The fault, it says, lies with the people defaulting on their mortgages. They bit off more than they c