dernière mise à jour :
vendredi 22 août à 15h45
Pourquoi ce portail ? Votre page de démarrage La liste de diffusion
rezo.net
Banlieues
Thèmes liés à « Banlieues » :
Social | Racisme | Médias | Politique | Police | Inégalités | Histoire
 
 
La sélection du portail
Actualité Best Of
Dans la presse En anglais
Amériques Afrique
 
par date
par source
 
 
dimanche 29 juin
Source : Les mots sont importants
Isabelle Clair, sociologue, vient de publier aux éditions Armand Colin : Les jeunes et l’amour dans les cités. Ce livre apparaît comme un des rares travaux sociologiques qui, sans les préjugés racistes habituels contre les « jeunes de banlieues », met pour autant au jour l’existence d’une domination bien réelle sur les filles. Nous reprenons ici un entretien avec l’auteure, publié dans Inch’Allah l’égalité, le journal du Collectif des Féministes pour l’Egalité, février 2008.
 
vendredi 6 juin
Source : Acontresens
« On a rendez-vous le 3 juin chez Louis XIV pour se faire couper la tête », raillait Ekoué en avril 2008 lors d’un concert de Casey et La Rumeur à Lorient. Ayant grandi dans un quartier populaire d’Elancourt, à quelques pas de Versailles, Ekoué exprime à quel point cette ville aristocratique l’a toujours dégoûté. Ce 3 juin, voir des basanés autrement qu’en bleu de travail constituait déjà un outrage dans les rues de la ville. Au tribunal, c’est moins inhabituel, notamment dans une cour d’appel située dans les anciennes écuries de la reine, et rouage parmi d’autres de la frénésie sécuritaire française. (...)
 
jeudi 5 juin
Source : Relevé sur le Net...
La fable chinoise de l’imbécile, du doigt et de la lune a tellement servi qu’on éprouve une certaine crispation à la trouver au bout de sa plume. Pourtant j’ai beau tourner la chose dans tous les sens, je n’en vois pas qui s’applique aussi littéralement au communiqué du MRAP, portant plainte contre le clip du groupe Justice dont « l’intention raciste est avérée ». Le mot inadmissible ici est « avérée » (...)
 
jeudi 29 mai
Source : Acrimed
Les invités, cette fois-là, avaient pourtant des choses à dire, et certains de leurs propos méritent d’être retenus. Mais ce qu’on retiendra surtout, c’est le rôle de la présentatrice, et plus généralement le dispositif de l’émission, qui ont pour conséquence, sinon pour but, de rendre très difficile, voire impossible, de tenir un discours véritablement « critique » sur le travail journalistique. Les émissions de critique des médias, florissantes, ne vont guère au delà de la défense et illustration de l’ordre médiatique qui les abrite. (...)
 
jeudi 22 mai
Source : Les Indigènes...
Je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas mais, quand même !, je m’interroge. Comment cela se fait-il que cet appel ne fasse aucune allusion au racisme ? Pourquoi alors qu’il « place l’égalité entre hommes et femmes au cœur de son projet », n’évoque-t-il pas également la lutte contre les discriminations raciales ? Pourquoi l’immigration n’y apparaît-elle qu’en passant, à travers la question des « salariés, avec ou sans papiers » ? Pourquoi les injustices à l’égard des nouvelles générations issues de l’immigration ne sont-elles pas mentionnées (à moins que ce ne soit de manière subliminale à travers les « quartiers populaires »...) ? Pourquoi cet appel fait-il l’impasse sur la « françafrique » et se contente de parler de promotion des « rapports de codéveloppement avec le Sud » ? Pourquoi n’y-t-il rien sur la politique étrangère de la France, son allégeance croissante aux intérêts américains, son soutien à Israël, etc. ? Pourquoi n’y a-t-il pas un mot sur les actuelles colonies françaises ? (...)
 
mardi 22 avril
Source : Histoire@Politique
Si la place qu’occupent les jeunes dans le traitement médiatique des violences urbaines dans certaines cités HLM n’est plus à démontrer, on connaît en revanche beaucoup moins bien le cheminement historique qui a abouti à cet état de fait. Cet article a donc pour but de montrer, à partir de l’exemple des grands ensembles, comment s’est effectuée au cours des Trente Glorieuses la prise en compte spécifique de cette catégorie sociale que représentent les jeunes. L’accent est mis sur le fait de savoir si les politiques publiques mises en œuvre à cet effet ont d’abord eu pour but de participer à la socialisation de ces jeunes ou plutôt, de mettre en place une politique destinée à prévenir tout risque de déviance de la part de cette catégorie sociale. (...)
 
lundi 21 avril
Source : Le magazine de l’homme moderne

Les groupes de jeunes de cité constituent des univers hautement concurrentiels où le mode principal de hiérarchisation renvoie à l’intimidation et à l’affrontement physiques. Dans ce contexte, l’accumulation de capital guerrier rend accessibles toutes sortes de ressources symbolique et matérielle.

il s’agit à présent de connaître précisément les ressources que tirent les chauds de leur statut de leader ainsi que les moyens qu’ils emploient pour occuper le devant de la scène, sans donner l’impression de l’exercice d’une violence systématique et sans stigmatiser bêtement cette catégorie : l’idée d’un « noyau dur à éliminer » n’est pas dans mon propos. En réalité, les aptitudes des chauds sont enviées, fils à papa et toxs partagent leurs schèmes de perception, même s’ils peuvent discuter la moralité de tel ou tel acte. Ils cherchent eux-mêmes à développer ces aptitudes et en jouent. Enfin, une fois leur leadership établi, les leaders « peuvent moins que quiconque se permettre de prendre des libertés avec les normes officielles et ils doivent payer leur surcroît de valeur d’un surcroît de conformité aux valeurs du groupe » (...)

 
jeudi 17 avril
 
samedi 5 avril
Source : Vive le feu !

Et ça donne précisément ceci, que je te livre in extenso - tu vas voir que ça en vaut la peine : "Dans le défilé du 27 mars à Paris, les militants lycéens et les syndicalistes enseignants présents, principalement du SNES-FSU, ont veillé au grain pour que des groupes de jeunes à l’allure "chaude" et à la gestuelle rap ne fassent pas basculer l’ambiance".

(Hhhhh...)

Tu auras compris, ami(e), que dans l’imaginaire, étroitement borduré, d’un journaleux moyen du "Monde", l’univers lycéen, dans sa déclinaison revendicative, se divise entre, d’une part, "les militants", et de l’autre, les chaudards dont la "gestuelle rap" fait (toujours) craindre le pire aux gens de goût - et que par conséquent, dans son esprit soumis aux phobies dominantes, il est difficilement concevable, pour ne pas dire franchement effrayant, qu’un adolescent à capuche puisse être aussi un militant.

 
dimanche 2 mars
Source : Relevé sur le Net...
En ce début de XXIe siècle, les bandes de jeunes redeviennent un objet d’inquiétude sociale, se frayant une place singulière dans les différentes thématiques qui forment le magma des préoccupations sécuritaires. On peut être surpris par l’écho médiatique récemment donné (août-septembre 2007) aux bagarres opposant à Paris, divers groupes de jeunes stationnant habituellement à La Défense et à la Gare du Nord. À la même époque, plusieurs arrestations eurent lieu dans le Val-de-Marne suite à un homicide lié à des « embrouilles » entre des jeunes de Valenton et de Villeneuve-Saint-Georges. De même qu’au centre commercial Belle-Épine de Thiais (Val-de-Marne), deux autres jeunes étaient sérieusement blessés par des tirs de fusil à canon scié. La réactivité médiatique diffère apparemment selon que ces conflits se situent dans le Paris gentrifié ou dans l’anonymat grisaillant de la périphérie. (...)
 
mercredi 27 février
Source : Mouvements

Quelles sont les représentations des services publics et les attentes à leur égard dans les quartiers populaires des banlieues françaises ?

L’attachement au(x) service(s) public(s) est une figure récurrente du discours politique en France. Lors du référendum sur la constitution européenne en 2005, défenseurs et opposants au traité s’en réclamaient, mettant en avant des arguments contradictoires sur la protection ou, au contraire, la mise en danger que représentait le projet soumis au vote. La campagne présidentielle de 2007 est elle aussi l’occasion d’entendre invoquer par la plupart des candidats la notion de service public. Au-delà des invocations parfois rhétoriques qui peuvent être faites, la défense des services publics (...)

 
mardi 19 février
Source : Palindromes

Vendredi dernier, j’étais invité à la garden party de L’Elysée, en même temps que de nombreuses autres personnes vivant en HLM ; et on s’est tous retrouvés là, Ahmed, Rachid, Mme Souza, Jean-Pierre Chevènement, Kamou (qui sortait de taule), Fatou, Fadela Amara, Mario le gitan, Jean-Paul Bolufer et moi.

Quand on a vu passer Nicolas Sarkozy, on s’est précipité pour lui parler, et j’ai réussi à lui poser quelques questions.

-  Et tout d’abord merci, Monsieur le Président, pour cette invitation, on se régale ! (...)

 
samedi 9 février
Source : Des bassines et du zèle
L’objectif "Fini la glandouille" fait pschitt ! La secrétaire d’Etat chargée du projet, bien encadrée par le ban et l’arrière-ban de la congrégation ministérielle concernée (Jean-Louis Borloo, Christine Boutin, Michèle Alliot-Marie, Xavier Darcos, Valérie Pécresse et, Fadela Amara, la secrétaire d’État à la Ville, que du beau linge), vient de sortir son rapport. C’est le prez himself qui l’a présenté (...)
 
samedi 26 janvier
Source : Le Monde
Rue Gabriel-Péri, dans le coeur historique de Saint-Denis. De sa boîte aux lettres rouillée, clouée à un mur décrépit, un vieux travailleur migrant extrait une enveloppe au logo de la ville. Déception : la mairie ne lui annonce pas le relogement tant attendu dans un appartement digne de ce nom. Là où il vit, l’eau et le gaz ont été coupés. L’immeuble est détenu pour moitié par un marchand de sommeil qui a cessé de payer ses charges et qui refuse de procéder aux moindres travaux. (...)
 
mercredi 23 janvier
Source : Libération
Depuis vingt ans, chaque nouvelle législature est l’occasion de lancer un plan banlieue, sans que l’on ait même pris la peine d’évaluer le précédent. L’avant-dernier, le plan de « rénovation urbaine » de Jean-Louis Borloo, visait à « casser les ghettos » pour rétablir la « cohésion sociale ». Il devait « sauver et pacifier nos banlieues ». Il n’a pas encore produit ses premiers effets que, déjà, la nouvelle secrétaire d’Etat à la Ville - la dix-neuvième à occuper cette fonction en dix-sept ans - présente un nouveau plan Marshall, « espoir banlieue », censé lui aussi tout résoudre. Trois directions d’action « nouvelles » sont annoncées : éducation, emploi, désenclavement urbain. Au milieu des années 80, l’éducation (les ZEP), l’emploi des jeunes (les missions locales) et le désenclavement (le DSQ) étaient les priorités du gouvernement socialiste. Dans les années 90, les zones franches devaient ramener l’emploi, la veille éducative devait favoriser la réussite scolaire, la politique de la ville devait urbaniser les quartiers. Aujourd’hui, on change les labels mais la seule innovation est de le faire en miniature (...)
 
jeudi 17 janvier
Source : Oumma.com
Je crains qu’une telle rencontre soit utilisée pour attester, une fois de plus, la thèse fantasmatique du rapprochement des « deux fascismes », le « fascisme vert », d’un côté, le « fascisme brun » de l’autre. C’est précisément ce qu’avait voulu faire croire Nicolas Sarkozy, en 2003, en délivrant en substance aux Français le message suivant : je combats tous les extrémismes, l’extrémisme musulman (Tariq Ramadan) comme l’extrémisme du FN (Jean-Marie Le Pen) : CQFD !
 
mardi 8 janvier
Source : Regards
Le 29 novembre, à son retour de Chine, Nicolas Sarkozy commente les violences urbaines. Contre l¹interprétation sociale, ou sociologique, il veut imposer une grille de lecture strictement policière : « Ce qui s¹est passé à Villiers-le-Bel n¹a rien à voir avec une crise sociale, ça a tout à voir avec la voyoucratie » ­ il parle même de « trafiquants », comme en 2005 il avait lancé des accusations sans fondements. Fadela Amara ne dit pas autre chose : « Ce qui s¹est passé, ce n¹est pas une crise sociale. » La secrétaire d¹Etat à la Ville justifie ainsi le silence qu¹elle a gardé pendant les événements : « Ce qui s¹est passé à Villiers-le-Bel, après la mort dramatique des deux adolescents, relève d¹abord de l¹ordre public et non pas de la politique de la ville. » Les violences urbaines seraient vraiment violentes, mais pas vraiment urbaines. (...)
Source : Multitudes
Dans et contre un français reconnu comme langue unique et obligatoire sous peine de sanctions, les échappées prolifèrent dans les cités, sous les formes les plus variées (« fautes », « vulgarité », vannes, joutes, slam). C’est une chance : une langue trop réglée interdit le malentendu et l’étrangeté, elle appauvrit les relations. (...)
Source : L’Interdit

Après les émeutes de Villiers-le-Bel, Nicolas Sarkozy lançait aux forces de l’ordre : « Il y a une nouvelle génération de flashballs, n’hésitez pas à l’acheter. 40 mètres c’est mieux que 10 mètres ». Cibles prioritaires : les voyous et les immigrés, assimilés abusivement à la banlieue. Analyse d’un discours tout sauf angélique.

C’était l’une des priorités de sa campagne. Pourtant le « plan Marshall pour (...)

 
jeudi 3 janvier
Source : Mélanine

The recent crisis in the French projects of Villiers-le-Bel revealed once more how mainstream groupthink never learns. It recycles its own mediocrity in order to spread the same old class scorn : an ideology we should reject and fight.

"C’est ni le pied ni la gloire quand tout crâme C’est même pas une réponse à la hauteur du drame, Mais c’est comme ça c’est tout, c’est tout ce qui reste Quand le quartier fait même peur à la peste." La Rumeur. Qui ça étonne encore ?

("It isn’t fun nor glorious when everything’s (...)

 
vendredi 28 décembre 2007
Source : Multitudes

Je n’étais jamais allée en banlieue et je n’avais jamais eu de contact avec une population ouvrière auparavant. J’étais dans une position de découverte complète, sociale et imaginaire. J’avais vingt cinq ans et les femmes que j’interviewais avaient trente cinq à quarante ans. C’était un type de rapport social que je n’avais jamais connu. On était encore à la fin des années 1960, dans la période des années 1970, où il y avait un immense désir de l’ailleurs, où l’autre était survalorisé.

J’ai habité de1977 à 1979 dans une cité HLM de la (...)

 
dimanche 16 décembre 2007
Source : Mélanine
La nouvelle crise des banlieues de Villiers-le-Bel aura révélé une fois de plus que la pensée dominante n’apprend pas de ses erreurs. Elle recycle sa propre médiocrité pour diffuser toujours un même mépris de classe. Une idéologie qu’il convient de combattre et de rejeter activement. (...)
 
jeudi 13 décembre 2007
Source : Basta !
Le président de la République a beau répéter le contraire, les émeutes urbaines qui éclatent régulièrement dans les quartiers dits « sensibles » reflètent un profond mal-être social. Ce n’est pas en niant la réalité que la société française et ses représentants élus arriveront à résoudre la complexe équation des banlieues, à freiner le dangereux crescendo de violences et de destructions qui depuis vingt-cinq ans se répètent sporadiquement mais toujours avec plus d’intensité. Les profils des 751 « Zones urbaines sensibles » dispersées sur le territoire se suivent et se ressemblent bel et bien. La situation de leurs 4,6 millions d’habitants également. Leur point commun ? Les mêmes indicateurs économiques et sociaux clignotent au rouge. Une alarme sociale qui retentit depuis si longtemps que tout le monde semble s’y être accoutumé. (...)
 
samedi 8 décembre 2007
Source : Le Monde diplomatique
La dégradation du quotidien des « cités » suscite toutes sortes d’initiatives de « terrain » et de discours politiques. Mais la réalité des faits en masque une autre, celle des mots par lesquels on la désigne. Et ceux-ci sont loin d’être neutres. Ainsi, la rhétorique des « quartiers sensibles », dominante depuis vingt ans, a une histoire, celle d’une vision du monde où s’effacent les rapports de domination et la question sociale, au profit d’une idéologie de la « proximité » conservatrice de l’ordre établi. (...)
Source : Libération
C’est un problème social, surdéterminé par un problème qu’on peut dire, politique. Ces jeunes, comme on dit, "issus de l’immigration" sont ceux qui souffrent le plus de la crise sociale actuelle avec les taux de chômage, de précarité et de sous-emplois les plus forts. De plus, ils sont traités d’une manière différente. Par exemple, pour l’accès à l’emploi, il y a des formes de discrimination négatives : si on porte un nom à consonnance maghrébine, on a cinq fois moins de chance d’être invité à un entretien d’embauche qu’un français de "souche". Il y a une question sociale particulièrement aiguë, mais pour eux, ça se rattache, c’est surdéterminé, multiplié, par ce traitement différenciel dont ils sont l’objet. On ne les traite pas comme des citoyens à part entière. (...)
Source : Vacarme
A Dammarie-lès-Lys, l’incrimination pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique » fait partie de l’expérience ordinaire. Fondée sur la seule parole des policiers, elle témoigne d’une forme d’exercice du pouvoir comparable à celle qui prévaut en prison : une présomption de rébellion, une proximité quotidienne, un traitement disciplinaire - mais à ciel ouvert. (...
 
jeudi 6 décembre 2007
Source : Vive Le Goulag !

« Ce n’est pas parce qu’on est pauvre, exclu, discriminé, que l’on peut saccager. »

a dit Fadela Amara (qui fait la pute soumise auprès de l’ancien ministre de la police). Elle a cru bon d’ajouter « ceux qui disent cela sont irresponsables ». Démontons cet argument fallacieux en trois points. 1) Tant qu’on y est, ce (...)

Source : Les Indigènes de la République

Les évènements de Villiers-le-bel, outre le drame relatif à Laramy et Moushin, confirment à travers les différents débats sur le sujet, que cela soit dans les médias ou dans les discours politiques, la volonté de casser le sentiment de colère unanime et rassembleur des populations des quartiers vers un ennemi commun (l’Etat et ses institutions), en niant la solidarité de leurs habitants avec les jeunes révoltés.

On entend par là que le discours global sur ces évènements tend à affirmer que « l’immense majorité » des (...)

 
mardi 4 décembre 2007
Source : Arrêt Sur Images

Les banlieues françaises sont-elles considérées comme des zones de guerre par les médias ? Les rédactions utiliseraient-elles les mêmes méthodes à Villiers-le-Bel et à Bagdad ?

Ces derniers jours, la crainte semble traverser quelques esprits.

Une crainte qui se cristallise autour d’un seul mot : "fixeur". (...)

 
lundi 3 décembre 2007
Source : Contre journal
Comment avez-vous analysé les émeutes de 2005 ? Sur 2005, des analyses statistiques ont été conduites, notamment par Hugues Lagrange, qui permettent de dégager des corrélations entre les caractéristiques des villes qui ont été touchées par les émeutes et celles qui n’ont pas été touchées. Trois cents communes ayant été concernées par des violences collectives, l’étude statistique était possible. Parmi le cocktail des facteurs déterminants, bien évidemment les émeutes se déroulent dans les villes qui ont des zones urbaines sensibles, mais surtout dans les villes où l’écart de richesse entre les zones urbaines sensibles et le centre-ville est le plus fort (...)
 
samedi 1er décembre 2007
Source : Chroniques du Yéti

Retour sur les émeutes qui ont ensanglanté la cité de Villiers-le-Bel fin novembre. Une nouvelle fois, de quelque bord qu’on se trouve, qu’on explique la colère des jeunes de banlieues (en se pinçant le nez), ou qu’on cherche à se réfugier sans réfléchir derrière les véhicules meurtris de la police et de l’ordre, un seul mot pour qualifier l’explosion de violence : "inacceptable !"

Osons émettre un avis différent : une réaction de survie. (...)

 
vendredi 30 novembre 2007
Source : Observatoire des inégalités

Pourquoi cette poussée de violence ? Quel regard portez-vous sur les événements récents à Villiers-le-bel ?

Comme d’autres analystes de la situation des "banlieues", j’avais annoncé que, la situation ne s’étant guère améliorée depuis 2005 (dans certains domaines elle a même empiré), les mêmes causes produiraient les mêmes effets. C’est-à-dire que d’autres émeutes auraient lieu selon le même schéma : la mort de jeunes en relation avec une opération de police. En 2006, il y a déjà eu des mini-émeutes dans plusieurs quartiers (à Montfermeil, à Montpellier) et des incidents très graves dans beaucoup d’autres (par exemple aux Mureaux), tous classés en "ZUS" (zones urbaines sensibles). Cela continue donc. Et on ne voit pas pourquoi cela s’arrêterait puisqu’aucune des causes n’a disparu. (...)

Source : Acontresens
Mais en banlieue (93000 d’où j’écris), Ca fait longtemps que nous n’avons plus besoin de prétexte, Ni de tristes exemples pour savoir à quoi on nous réduit... Quel sort on nous réserve... Parfois je crois que certains aimeraient nous voir crever comme on regarde un vieil animal dans un zoo. Méfiance, citoyens de France, les générations les plus jeunes sont de plus en plus résignées quant à leur sort. S’en sortir. C’est possible. Pour peu d’entre nous. (...)
 
jeudi 29 novembre 2007
Source : Politis
Autrement dit, ce qui est insupportable dans ces cités, c’est que la police ­ et une police principalement répressive ­ soit devenue l’ultime incarnation de l’État. Celui-ci n’est plus présent dans ses missions de service public, il n’est plus là pour aider, pour servir, pour associer ; il n’est là que pour traquer et réprimer. En renonçant à ses missions les plus valorisantes, l’État devient un ennemi là où il devrait être un ami. Car, non seulement après les émeutes de novembre 2005 il n’y a pas eu de « plan Marshall » des banlieues, mais on a coupé les vivres aux associations, et les services publics ont continué de dépérir. Ce repli de l’État sur ces deux fonctions ultimes que sont « le maintien de l’ordre » et l’élimination de toute entrave à une concurrence « libre et non faussée » constitue le dénominateur commun aux politiques néolibérales.
 
samedi 24 novembre 2007
Source : Libération
Figurez-vous que Benoît Duquesne, l’investigateur en chef de Complément d’enquête, sur France 2, s’est procuré un rapport des Renseignements généraux. C’est sérieux, les Renseignements généraux. C’est du béton. Tellement sérieux qu’un ancien patron des RG, Yves Bertrand, assurait le mois dernier à la télévision que la principale menace terroriste dirigée contre la France est constituée par les « Robins des toits », ces militants qui luttent contre les ondes émises par les téléphones portables, et par les groupes de défenseurs des animaux, ces redoutables commandos encagoulés qui, de temps à autre, libèrent nuitamment les lapins dans les fermes devant les caméras de la télé. (...)
 
mercredi 31 octobre 2007
Source : Contre journal

Vous semblez dire que les émeutes surviennent au moment précis d’un tournant au niveau policier ?

Il faut se souvenir du calendrier. Le 25 octobre 2005, Nicolas Sarkozy prononce le mot racaille à Argenteuil. Le 27 octobre. Zyed et Bouna décèdent. Le 30, des gaz de grenades lacrymogènes atteignent la mosquée de Clichy. Ce sont trois dates clés. Le jour où le futur président utilise le mot racaille sur la dalle d’Argenteuil, il dévoile simultanément son plan anti-violences urbaines qui doit commencer le 4 novembre. Il livre alors, avant même le début des émeutes, sa pensée policière : mettre les CRS dans les quartiers. (...)

 
dimanche 16 septembre 2007
Source : Fluctuat.net
. Musique . Cinéma . Livres . Arts . Scènes . Jeux vidéo . Foot . Sexe . Télé . Politique . Société
blog politique | blog militants | thriller forum politique | jeux
Fadela Amara, je kiffe... Posté par Easywriter le 11.09.07 à 18:23 | tags : gouvernement, élucubration, décryptage
Fadela Amara parle le djeun’s. Bon, forcément comme elle a 43 ballets ça se voit un peu. « Je vous le dis très cash, maintenant il faut agir. Il est hors de question qu’on continue à se la (...)
 
lundi 16 juillet 2007
Source : Relevé sur le Net...
À la suite des émeutes de novembre 2005, et dans un contexte de questionnements publics et politiques sur le fonctionnement de la justice des mineurs, nous avons proposé au Président du tribunal de grande instance et au Président du tribunal pour enfants de Bobigny, de mener une recherche sur les mineurs interpellés durant ces événements. Cette recherche a d’abord permis de cerner quelques éléments du profil socio-familial de cette partie connue des émeutiers1. Elle apporte également une série d’éléments sur leur traitement policier et judiciaire, dont nous présentons ici les principaux résultats. (...)
 
mercredi 27 juin 2007
Source : Socio-Logos
Cet article porte sur l’évolution des pratiques déviantes d’une population ouvrière dans la banlieue nord de Paris. La déviance - terme générique qui désigne un ensemble de pratiques sociales hétérogènes - semble caractériser une partie de la population (en particulier sa jeunesse) qui habite ce quartier ouvrier depuis l’arrivée de l’industrie dans les années 1920. En nous appuyant à la fois sur des sources écrites et des témoignages d’habitants nous tenterons d’établir une histoire sociale d’un quartier populaire en tenant compte des mutations concernant les activités déviantes ou qualifiées comme telles de la population ouvrière habitant les lieux, de l’entre-deux-guerres au milieu des années 2000. (...)
 
vendredi 22 juin 2007
Source : Mouvements

Coupée du terrain, sans base sociale réelle, politiquement opportuniste mais "bon client" médiatique, l’association présidée par Fadela Amara a gagné sa reconnaissance institutionnelle en produisant un discours stigmatisant des banlieues et de leurs habitants.

Non aux tournantes, non aux mariages forcés, non à la polygamie... Inlassable dénonciatrice du « sexisme de banlieue », la présidente de Ni putes ni soumises, l’association des filles des quartiers, est débordée. En photo dans les magazines avec Kate Barry, (...)

Source : Regarde à vue
Vendredi 22 et dimanche 24 juin 2007, Regarde à vue proposera la diffusion vidéo en direct des débats qui se dérouleront à la Bourse du Travail de Saint-Denis dans le cadre du Forum Social des Quartiers Populaires.
 
jeudi 21 juin 2007
Source : Socio-Logos
Dans cette contribution, l’auteur propose une double réflexion sur les « émeutes » de l’automne 2005 à travers l’observation ciblée de l’expérience des jeunes en bande. A partir de l’analyse d’une substance empirique recueillie directement pendant la période des tensions, il s’agit dans un premier temps d’une réflexion sur les modalités pratiques et les significations sociales des comportements émeutiers. D’autre part, l’auteur s’interroge sur les différences d’intensité des violences entre des territoires aux profils sociodémographiques semblables. Au bout du compte, c’est l’opposition entre les lectures politiques et les lectures pénales de ce phénomène qui est réinterrogée. (...)
Source : Risal
L’écrasante victoire de la droite française, dans le pays qui a été le théâtre de certains des plus importants mouvements sociaux du siècle dernier, doit être un signal d’alarme pour les Latino-américains. Sous l’euphorie qui réjouit depuis quelques années nombre de progressistes, les distances prises avec les plus pauvres et l’abandon de positions historiques peuvent être en train d’ouvrir la voie aux forces les plus réactionnaires de la région.
 
mercredi 20 juin 2007
Source : Les mots sont importants
Au lendemain du ralliement de Fadela Amara, présidente de Ni putes ni soumise, au gouvernement Sarkozy, il nous a paru pertinent de re-publier le texte qui suit. Écrit en mai 2003, il souligne l’orientation sécuritaire, répressive et ethniciste qui prévalait dès la création des NPNS, et qui prédisposait tout naturellement ses leaders à un recyclage dans l’appareil d’État, fût-il dirigé par une "droite décomplexée" qui glorifie le passé colonial et parle de "racailles", d’ "identité nationale" ou de "nettoyage au Karcher" des quartiers populaires...
Source : Les mots sont importants

13 mai 58 à Alger, place du Gouvernement : des musulmanes montées sur un podium pour brûler leur voile. L’enjeu de cette mise en scène est de taille : il faut pour les autorités coloniales que les femmes algériennes se désolidarisent du combat des leurs.

Leur exposition sert de langage : celui d’une puissance coloniale qui oeuvre pour gagner les femmes à l’émancipation et à la pérennité de la "civilisation française".

Réaction épidermique de la société algérienne : maintenir - et c’est vital - les femmes hors de l’invasion coloniale pour préserver l’être algérien. "Certaines, décrit Franz Fanon, dévoilées depuis longtemps reprennent le voile affirmant ainsi qu’il n’est pas vrai que la femme se libère sur l’invitation de la France et du Général de Gaulle".

 
samedi 16 juin 2007
Source : Relevé sur le Net...
Dans ces conditions, le choix de la relégation pour tenter de comprendre la particularité de cette forme musicale vient du fait que cette notion illustre parfaitement la posture dans laquelle se trouvent les rappeurs quand ils s’approprient l’espace urbain : comment être relégué tout en reléguant à la fois. Le problème est de savoir comment cette expression musicale, symptomatique des mutations de la ville surtout quand elle est associée à l’expression graffitique et à la danse urbaine, peut proposer une autre lecture de la citoyenneté à travers le prisme de la relégation.(...)
 
vendredi 25 mai 2007
Source : Vacarme
« Racaille » est plus qu’une insulte : c’est le nom d’un étau, d’une scène et d’un mur. Étau d’une population rassemblée par son exposition accrue à la sévérité pénale ; scène de rapports intimes avec la police devenue, pour les jeunes, un lien et un miroir, et d’un espace juridique converti en tribune de politisation ; mur d’une identité judiciaire refermée sur ceux qui tentent de la subvertir (...)
 
mercredi 11 avril 2007
Source : Le Monde diplomatique
Même réalisée avec les précautions dont assure s’entourer le Cevipof, une enquête d’opinion reste une enquête d’opinion : sa fiabilité est par définition sujette à caution. On ne saurait donc en prendre les indications au pied de la lettre, encore moins extrapoler. Reste que l’approche des auteurs de cette étude éclaire certaines particularités de la présidentielle de 2007, à commencer par le très haut niveau atteint, dans les sondages, par la droite et l’extrême droite. (...)
 
mardi 3 avril 2007
Source : Dissidence
il peut être intéressant de revenir sur ces deux mouvements sociaux qu’a récemment connu la France : octobre/novembre 2005 et mars 2006. Il s’agit d’interroger les différents discours produits durant ces événements à la lumière des analyses théoriques sur les fonctions du langage dans les rapports de domination, développées chez des auteurs comme Pierre Bourdieu, Roland Barthes ou encore Herbert Marcuse. (...)
 
samedi 31 mars 2007
Source : L’Humanité
Afin d’éviter la rue, ces garçons doivent avoir la possibilité de s’assumer financièrement, et éventuellement d’assurer la charge d’une - famille, dès leur sortie du système scolaire : ce qui veut dire la possibilité de louer un logement et donc de bénéficier de revenus réguliers. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, et ceci correspond à la différence fondamentale entre les « loubards » d’hier et leurs homologues - actuels, « les jeunes de cité ». Le passage de la famille parentale à la famille conjugale (qui symbolise le passage de la jeunesse à l’âge adulte) a été retardé (jusqu’à 30-35 ans en ce qui concerne les « jeunes de cité » qui traînent dans les rues) et, en conséquence, la durée et la dureté du mode de vie « en bande et dans la rue » s’aggravent et provoquent des troubles sociaux. (...)
 
vendredi 30 mars 2007
Source : The Guardian
In the second instalment of a journey around France in the run up to the presidential election, Angelique Chrisafis and Dan Chung meet residents on France’s run down housing estates. Additional images of the 2005 riots by Getty Images, Ma lettre au président by Axiom.
Trapped in squalor : read Angelique Chrisafis’ report from the Paris suburbs More on the French elections [EMBED]
IFRAME : (...)
 
jeudi 15 mars 2007
Source : L’Humanité

ENTRETIEN . Les sociologues Céline Braconnier et Jean-Yves Dormagen ont, pendant quatre ans, étudié le phénomène de l’abstention dans une cité populaire de Saint-Denis, dans le 93.

La cité des Cosmonautes, à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, voisine des 4 000 de La Courneuve, est passée à la loupe de deux chercheurs, entre l’hiver 2002 et le printemps 2006. Une enquête sociologique approfondie qui n’a pu aboutir qu’en tissant des liens avec l’ensemble des habitants et en instaurant une relation de confiance. Entretien avec Céline Braconnier, maître de conférences de sciences politiques à l’université de Cergy-Pontoise, et Jean-Yves Dormagen, professeur de sciences politiques à l’université Montpellier-I, auteurs du livre la Démocratie de l’abstention (...)

 
dimanche 25 février 2007
Source : Relevé sur le Net...

Ce n’est pas une découverte. Simplement une confirmation. Nous vivons dans une République gorille, et la majorité de nos concitoyens paraissent s’y habituer. Tous les instants de notre vie sont de plus en plus rythmés par les interventions de l’autorité policière. Pour utiliser un langage convenable, nous vivons dans une démocratie sous haute surveillance.

Nous vivons dans un pays où la répression est devenue la règle car il convient de punir les insolents qui ne peuvent se résoudre à baisser la tête. (...)

 
mercredi 14 février 2007
Source : Multitudes
Dans La Révolte des banlieues ou Les habits nus de la République, paru aux éditions Amsterdam fin 2005*, Yann Moulier Boutang s’efforce d’éclairer le sens complexe et encore incertain des émeutes de novembre 2005 en apportant des éléments d’information et d’analyse généralement ignorés des commentateurs. Il met de plus vigoureusement en question les réactions par lesquelles, à droite comme à gauche, ces événements ont été accueillis, ainsi que la "nouvelle trahison des clercs" dont ils ont été l’occasion. (...)
Source : Le Monde via Multitudes
Il faut bien se rendre compte de l’état de la démocratie dans un quartier comme celui des Cosmonautes : on compte 1 400 habitants, dont 700 environ sont des Français en âge de voter. Parmi eux, 500 seulement étaient inscrits sur les listes en 2002. Et au premier tour de la présidentielle, moins de 300 de ces inscrits sont allés voter. Lorsqu’on étudie les listes d’émargement sur la longue période, pour voir qui participe régulièrement, on se rend compte que le noyau dur des électeurs tombe à 150 personnes. (...)
 
dimanche 4 février 2007
Source : Basta !
La notion d’intégration a pris le pas sur les questions sociales ou culturelles. Le système éducatif connaît des dysfonctionnements ? Problème d’intégration ! Des émeutes éclatent en banlieue ? Problème d’intégration ! Certains quartiers souffrent d’un surcroît de délinquance ? Problème d’intégration ! Et si la notion d’intégration servait à masquer l’évolution de notre société et l’incapacité de nos élites à s’y adapter. Entretien avec Bernard Dréano, co-président du Cedetim.
Bernard Dréano est co-président du Cedetim (Centre de (...)
 
samedi 27 janvier 2007
Source : Relevé sur le Net...
Depuis bientôt cinq ans, il nous faut supporter une tribu de donneurs de leçons dont la seule ambition est de limiter ce qu’il subsiste de libertés démocratiques dans ce pays. Cette équipe d’énervés, qui détient tous les éléments du pouvoir, nous explique que l’ordre doit s’imposer face à une insécurité qui ne cesse de se développer, alors que les forces de l’ordre n’ont jamais été aussi nombreuses -avec des moyens constamment renforcés. Sans caricaturer, il est possible d’affirmer que les hommes qui nous gouvernent ont déclaré la guerre au pays, ou tout au moins à ceux qui ne supportent plus cette situation de dictature rampante. (...)
 
vendredi 26 janvier 2007
Source : Sciences Humaines

On parle beaucoup des jeunes des banlieues, mais on les connaît mal. D’où l’intérêt de cette enquête exceptionnelle au cœur des bandes de jeunes, un microcosme avec ses liens de solidarités, ses codes mais aussi ses lois implacables.

« Quand j’avais 15 ou 16 ans, comment j’étais méchant (silence). C’était l’époque où je me battais avec mon père (silence) et dans la rue (silence), où j’ai dormi dans les caves, où j’ai été éjecté de l’école. Dans la rue je me battais pour n’importe quoi, juste pour avoir le respect. Parce que si j’avais pas été une teigne, j’aurais mangé une dépression. Si t’es rien dans la société et rien dans la rue, tu coules rapide. Personne ne tient le coup ! » Tout est dit. Dans ces quelques mots, Abdelkrim, d’une cité de Paris-Nord, décrit l’essentiel : la famille déstructurée (...)

 
vendredi 12 janvier 2007
Source : Acrimed
« La France et ses nouveaux enfants », tel était le titre, ce samedi 6 janvier 2007, de « Répliques », l’émission que produit et anime Alain Finkielkraut sur France Culture. Le producteur-animateur recevait ce jour-là Joël Roman, pour évoquer son essai Eux et nous [1] et Thierry Jonquet pour parler de son roman Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte [
 
vendredi 5 janvier 2007
Source : Relevé sur le Net...
La mise en cause des parents de milieu populaire est devenu un lieu commun des discours sur la délinquance juvénile. Pourtant, à y regarder de près, comme c’est ici le cas chez les familles d’origine maghrébine dans la banlieue de Toulouse, les parents ne baissent pas toujours les bras. Les uns, aux plus faibles revenus, s’efforcent d’atténuer la frustration de leurs enfants en ne lésinant pas sur les achats de biens symboliques comme les vêtements de marque ; les autres, aux revenus supérieurs, s’efforcent d’intégrer leurs enfants aux activités éducatives et de loisirs. L’investissement personnel des pères dans ces stratégies s’avère déterminant pour surmonter les obstacles à l’intégration. (...)
 
vendredi 22 décembre 2006
Source : Relevé sur le Net...

Pour les uns, c’est un fonds de commerce traditionnel, avec cette vieille méfiance envers les « classes dangereuses. » Pour les autres, cela relève d’une authentique lâcheté, pour ne pas être dépassé sur un terrain qui ne devrait pas être le-leur.

Face à face, lors des consultations électorales, nous trouvons les véritables nostalgiques des régimes autoritaires, et ceux qui se donnent les allures de matamores pour ne pas paraître dépassés dans le domaine de la répression active.

La gauche institutionnelle va-t-elle tirer (...)

 
mercredi 20 décembre 2006
Source : Journal de la Maison des Tilleuls du Blanc-Mesnil
C’est le premier numéro d’un journal titré « Vu d’ici » où tous ceux, et toutes celles, qui le désirent donnent leur vision personnelle des événements qui les concernent. Ici, les gens s’expriment avec leurs mots, racontent leur réalité. Nous sommes là pour les aider un peu pour la mise en écriture ,et en forme, mais ils gardent la maîtrise de leurs articles
Le journal est tiré à 5 000 exemplaires !
[premiere_page.JPG]
[basText.gif] [basGauchegif.gif]
Réalisé par Farid (...)
 
mardi 19 décembre 2006
Source : Relevé sur le Net...
Ce témoignage a été tourné à la suite d’une rencontre. Lors d’une de ces conférences sur la politique sécuritaire et ses dérives. Vers la fin, un homme s’est levé. Il a déclaré qu’il venait de quitter la police, que la plupart des dérives que l’on venait d’évoquer n’était pas le fruit du hasard mais bien le résultat d’une politique élaborée au plus au niveau et transmise, ensuite, de manière pyramidale à travers la hiérarchie policière. Il avait réussi à s’en sortir, au prix d’un changement de carrière complet, là où la plupart de ses collègues avait fini par plier l’échine ou par « craquer ». Des mois, des années de lutte, pour ne pas se faire broyer administrativement et humainement par un système d’autant plus puissant qu’il a quasiment éliminé toutes formes de contestation en son sein. (...)
 
lundi 18 décembre 2006
Source : Davduf.net

Il y a deux semaines, maintenant le Centre d’analyse stratégique publiait justement deux excellentes études monographiques et de terrain à propos des émeutes de l’automne 2005. Curieusement, deux rapports dont seuls Les Echos ont fait état. Et quasiment pas cette blogosphère, qu’on a connu plus inspirée qu’aujourd’hui, toute occupée qu’elle est à faire les poubelles de France Soir ou les corbeilles à papier rance de Bon Week.

Dommage pour elle ; dommage pour eux. (...)

 
samedi 16 décembre 2006
Source : Relevé sur le Net...

Cette rencontre-débat avec Stéphane Beaud a été organisée par la bibliothèque Georges Pérec de Vaulx-en-Velin, le vendredi 10 février 2006 et enregistrée par une équipe d’élèves du lycée professionnel Les Canuts.

Stéphane Beaud est chercheur associé au laboratoire du CNRS Cultures et sociétés (CSU), au laboratoire de sciences sociales de l’Ecole Normale Supérieure (ENS-Ulm) et professeur de sociologie à l’Université de Nantes. (...)

 
dimanche 10 décembre 2006
Source : Les mots sont importants
Introduction La loi, dite de « prévention de la délinquance », qui vient d’être votée en première lecture à l’Assemblée nationale, prévoit la création d’une nouvelle infraction : le « guet-apens » ou « embuscade » contre les forces de l’ordre. Il s’agirait, selon Le Monde du 6 décembre 2006, d’« une mesure réclamée par le ministre de l’intérieur [Nicolas Sarkozy] après plusieurs agressions contre les forces de l’ordre, à l’automne ». Ce n’est qu’un petit bout de phrase, dans un article qui certes n’oublie pas d’évoquer (...)
 
vendredi 8 décembre 2006