Sauf à avoir l’entendement tout à fait obturé, le résultat hautement probable d’une politique économique européenne qui n’aura rien appris de l’histoire, rien compris des erreurs d’il y a quatre-vingts ans, celles de Hoover, de Laval… et surtout de Brünning, pouvait être annoncé du moment même [1] où, fière de ses règles disciplinaires, de ses traités et de ses pactes, consciencieusement occupée à donner satisfaction aux marchés qu’elle a elle-même installés en position de tutelle, l’Europe, contre toute logique économique, a décidé qu’il n’était pas d’autre voie pour stabiliser les dettes publiques que la restriction généralisée. Il ne faut pas s’y tromper : la Grèce, sans doute le pays le plus fragile et le plus déséquilibré ex ante de la zone euro, n’est que l’éclaireur d’un parcours où bon nombre d’autres pays sont déjà engagés derrière elle — ne pas espérer de fin de crise si d’aventure un miracle, désormais il faut au moins ça, parvenait à sauver l’« éclaireur »...
Source : Les blogs du Diplo
Hier lundi, nos journalistes étaient en grève. Certes, sur internet les nouvelles ont circulé, mais au moins, durant une journée, nous avons connu un vrai répit. Après-tout, dans ce pays nous avons déjà assez vu et assez appris en si peu de temps. Et la suite c’est pour très bientôt, selon l’avis partagé par tout le monde ce dernier temps. Les sondages avouables nous apprennent que SYRIZA et la Nouvelle Démocratie seraient en train de se disputer âprement la première place. Pour l’instant, on réalise (lorsqu’on n’a pas perdu toutes nos facultés de raisonner), qu’il ne s’agit pas de la place du conducteur, mais de l’autre à ses côtés, considérée aussi comme « celle du mort ». Jusqu’à prouver le contraire, le conducteur demeurera un autre, une Troïka, une Chancelière, une instance bruxelloise, ou étasunienne, qui sait ? (...)
Entre mer Noire et mer Caspienne, Caucase et Mésopotamie, situé au carrefour des grands Empires perse, romain, byzantin, puis arabe, mongol, ottoman et russe, le royaume chrétien d’Arménie est âprement disputé depuis sa fondation au VIe siècle avant JC.
Au XVIè siècle, partagé entre l’empire ottoman et persan, il est aussi l’objet de la convoitise des Russes. Par le traité de Türkmençay de 1828, la Perse cède à la Russie toute l’Arménie orientale. Les provinces de l’ouest restent quant à elles soumises à l’Empire ottoman.
Ce dernier, en plein reflux dans la seconde moitié du XIXe siècle, perd progressivement la plupart de ses territoires européens.
Ce dépeçage constitue un véritable traumatisme pour les autorités turques contraintes de se recentrer sur l’Anatolie. Or, même dans son repli anatolien, l’Empire reste fragile puisque la question arménienne devient un des motifs d’ingérence des puissances européennes. Intéressées au partage des dépouilles de l’empire, ces dernières imposent par exemple lors du congrès de Berlin de 1878, l’octroi de mesures garantissant la sécurité des populations arméniennes. On prévoit ainsi que « les améliorations et les réformes nécessaires seront effectuées sans retard dans les provinces habitées par les Arméniens. » (...)
Je suis anarchiste depuis peu de temps. Ce n’est guère que vers le milieu de l’année 1891 que je me suis lancé dans le mouvement révolutionnaire. Auparavant, j’avais vécu dans des milieux totalement imbus de la morale actuelle. J’avais été habitué à respecter et même à aimer les principes de patrie, de famille, d’autorité et de propriété. Mais les éducateurs de la génération actuelle oublient trop fréquemment une chose, c’est que la vie, avec ses luttes et ses déboires, avec ses injustices et ses iniquités, se charge bien, l’indiscrète, de dessiller les yeux des ignorants et de les ouvrir à la réalité. C’est ce qui m’arriva, comme il arrive à tous. On m’avait dit que cette vie était facile et largement ouverte aux intelligents et aux énergiques, et l’expérience me montra que seuls les cyniques et les rampants peuvent se faire une place au banquet. On m’avait dit que (...)
Inconnue du grand public, la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est une star dans la région grenobloise, où elle multiplie les casquettes. Avec un savant mélange des genres entre public et privé. Et une foi inébranlable dans les nanotechnologies, la biologie de synthèse et les business-plans qui vont avec. | OWNI, News, Augmented
À partir de ce mercredi 23 mai, les Français de l’étranger peuvent voter pour élire leurs députés, grâce à des sites spécialisés. Mais ce vote électronique souffre déjà de multiples dysfonctionnements. « Système inacceptable et peu fiable », « dangereux pour le secret du vote » : les experts que nous avons sollicités décrivent une quasi imposture électorale.
Après cent jours de grève, la contestation étudiante ne faiblit pas au Québec, malgré le vote d’une « loi spéciale » restreignant la liberté de manifester. Le 22 mai, ils étaient même 250 000 dans les rues de Montréal ! Au-delà de l’opposition à la hausse des frais de scolarité, le « printemps québécois » dénonce la politique néolibérale du gouvernement, sur fond de scandales de corruption et de destruction de l’environnement. Reportage. (...)